
Jane Eyre
Résumé éditeur
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l’avis des lecteurs
J’avais lu ce classique pour la première fois il y a trois ans et j’avais tant adoré que je me souviens avoir relu la fin au moins trois fois ! Jusqu’à maintenant rien ne l’avait détrôné et lorsque j’ai vu qu’il sortait dans cette collection, je n’ai pas pu m’empêcher de vouloir le relire, ce que j’ai fait. J’avais pourtant un peu « peur » d’être déçue par rapport à ma première lecture, car depuis mes goûts ont un peu changé et j’ai tout de même évolué.
Pourtant, j’ai été directement prise dans l’intrigue, malgré le début un peu long. Honnêtement, je ne pensais pas le lire aussi rapidement, mais j’ai mis deux jours et demi environ (en lisant d’autres romans à côté), pour lire ce pavé de 700 pages. Et je peux vous annoncer qu’il est pour moi mon classique préféré et une merveilleuse histoire d’amour.
Le style de Charlotte Brönte m’a directement happé dans l’histoire de Jane Eyre que je dévorais. La narration à la première personne du singulier étant un gros plus, je me suis aussi très rapidement attachée à cette enfant de dix ans et j’ai adoré la suivre jusqu’à la fin du récit. J’ai admiré sa force de caractère, sa douceur et pourtant sa fermeté lorsqu’elle veut laisser entendre ses idées, son intelligence et sa perspicacité qui font d’elle un des personnages que je trouve les plus remarquables.
Bien que je n’aie pas accroché tout de suite à M. Rochester, j’ai aimé le voir retrouver le goût de la vie et succomber à Jane. Il m’a finalement émue, par son désespoir, la force qui émanait de lui et son amour profond qu’il avait pour son « lutin ».
L’amour entre ces deux personnages est ce qui m’a le plus émue, malgré leur différence d’âge, de milieu social, j’ai aimé les voir se rapprocher doucement, puis leur amour devenir imposant, tendre, mais si fort, si vivant. Il y a toujours un passage dans les romances qui me touche le plus et c’est souvent lorsque les protagonistes se séparent. Je trouve cela magnifique et extrêmement émouvant, car nous avons là l’explosion des sentiments qu’ils ressentent l’un pour l’autre qui amène à un sentiment de désespoir, de mélancolie. C’est souvent dans ce passage où l’un des deux (ou même les deux) décident de se reprendre en main, d’entreprendre des choses. C’est aussi à la fin de ce passage qu’ils se retrouvent. Et là encore, on assiste à une explosion de sentiments purs et violents qui mènent à un bonheur indéfinissable. C’est tout cela Jane Eyre, un amour si fort qu’il apporte deux émotions totalement opposées, mais tout aussi puissantes l’une que l’autre.
C’est aussi un roman presque révolutionnaire, qui prône la parole de la femme, qui la met au même niveau que celle de l’homme. Qui montre que les femmes sont aussi aptes à réfléchir, à ressentir, à se battre, à vivre que les hommes. Le chemin que parcours Jane Eyre de son enfance à l’âge adulte en est l’image même.
Pour finir, baigné entre les décors sombres de Thornfield, le suspense et le secret qu’abritent cette maison, va naître un amour ardant. C’est l’histoire de Jane Eyre, qui passant par une enfance douloureuse, va alors devoir aller de l’avant. Un classique qui m’a coupé le souffle, par sa justesse, par les émotions qu’il passe, les messages qu’il traduit et l’amour qu’il abrite.
L’avez-vous lu ? Voulez-vous le lire ? Qu’en avez-vous pensé ? Connaissez-vous l’auteure ?
De Jane Eyre, je n’avais lu, enfant, qu’une version abrégée, ainsi qu’il m’a fallu l’admettre en découvrant l’épaisseur de l’ouvrage dans l’édition du livre de poche... La thématique proposée en novembre par Moka et Fanny dans le cadre de l’activité "Les classiques c’est fantastique", était l’occasion de combler cette lacune.
Orpheline, Jane a été recueillie dans la famille d’un oncle maternel qui a eu la mauvaise idée de décéder, la laissant aux bons soins de sa veuve, Mrs Reed. Elle passe ainsi sa petite enfance dans un foyer hostile, en butte à l’injustice et au mépris, où on ne cesse de lui rappeler son infériorité, subissant de la part des enfants Reed (deux filles et un adolescent stupide et brutal) arrogance et cruauté. Bien qu’en arrivant parfois à douter de de sa propre valeur, Jane se rebelle, et obtient de partir en pension. C’est ainsi qu’elle se retrouve, à dix ans, dans un établissement dont le donateur s’est donné pour mission d’aguerrir des pensionnaires auxquelles leur condition de filles pauvres interdit tout plaisir et toute velléité d’accomplissement. La vie y est dure malgré la bienveillance des enseignantes, marquée par le froid et la faim. Il faut une épidémie de typhus dévastatrice pour que l’on s’intéresse au sort de ces jeunes filles et que, repris par une autre direction, Lowood devienne une école "noble et utile". Jane y passe toute sa jeunesse, comme élève puis en tant qu’institutrice. A dix-neuf, désireuse de changer de vie, elle obtient un poste de préceptrice, et échoue au château de Thornfield-Hall, où elle a la charge de l’éducation d’Adèle, pupille de Mr Rochester.
Indépendante et pragmatique, Jane s’installe aisément dans sa nouvelle routine, se liant d’emblée avec les habitants du lieu, qu’il s’agisse de la fillette dont elle a la charge ou d’une domesticité qui apprécie sa mesure et sa cordialité. Seule la présence de Grace Poole, servante recluse dans une chambre de l’étage supérieure d’où l’on entend parfois le vague écho d’un rire tragique et inhumain, provoque à l’occasion un trouble fugace.
C’est peu à peu qu’elle apprend à connaître son employeur, qui ne vient que rarement à Thornfield-Hall. Mr Rochester a vingt ans de plus qu’elle, et sa relative laideur est compensée par un indéniable magnétisme. Jane a su déceler, sous ses airs hautains et sarcastiques, intelligence et sensibilité. D’ailleurs, le tuteur d’Adèle s’est toujours montré bon avec elle, bien que parfois distant.
La jeune femme réalise bientôt qu’elle est éprise.
On se laisse porter sans peine par la plume fluide -bien que par moments un peu exaltée- de Charlotte Brontë, par la richesse de ses dialogues et par les rebondissements d’une intrigue pimentée par la dimension mystérieuse et vaguement inquiétante que lui confèrent le personnage de Grace Poole et l’attitude énigmatique de Mr Rochester. Mais ce qui fait le principal intérêt du roman, c’est le personnage, dense et souvent surprenant, de la narratrice. Si certains ressorts de l’intrigue peuvent évoquer ces fables où triomphe un amour a priori rendu impossible par ce qui sépare -entre autres socialement- ses protagonistes, Jane Eyre n’est ni Cendrillon, ni La Belle au bois dormant. C’est une femme qui malgré sa jeunesse fait preuve non seulement d’une grande intelligence, mais aussi d’une sensibilité qui lui permet d’analyser les êtres et les situations, ainsi que ses propres sentiments, avec beaucoup de finesse. Lucide quant à son manque de charme et à la modestie de son statut social, elle a néanmoins conscience de sa propre valeur, et fait suffisamment confiance à son jugement pour agir selon ses principes et le respect de sa propre intégrité. Son attachement aux valeurs morales de son temps est davantage dicté par une foi centrée sur la bienveillance et la dignité auquel tout individu doit pouvoir prétendre, que par les diktats d’une société puritaine et profondément hypocrite dont elle est complètement détachée. A la fois active et réfléchie, chérissant sa liberté d’action et d’expression, elle est convaincue de l’importance d’accorder aux femmes confiance et instruction, afin de leur permettre d’exprimer des talents et des capacités égalant ceux des hommes.
Roman plus réaliste que romantique, "Jane Eyre" peut ainsi, relativement à son contexte -celui d’une société victorienne fondée sur les inégalités sociales et l’infériorisation des femmes- être qualifié de féministe et d’avant-gardiste.
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