Le regard
  • Date de parution 15/06/2017
  • Nombre de pages 120
  • Poids de l’article 118 gr
  • ISBN-13 9782843449222
  • Editeur BELIAL
  • Format 180 x 120 mm
  • Edition Grand format
Cyberpunk Anticipation Thriller Psychopathe, Tueur en série Policier fantastique et supranaturel États-Unis

Le regard

3.63 / 5 (226 notes des lecteurs Babelio)

Résumé éditeur

DEMAIN... Dans son registre, celui de l'investigation, Ruth Law est la meilleure. D'abord parce qu'elle est une femme, et que dans ce genre de boulot, on se méfie peu des femmes. Parce qu'elle ne lâche rien, non plus, ne laisse aucune place au hasard. Enfin, parce qu'elle est augmentée. De manière extrême et totalement illégale. Et tant pis pour sa santé, dont elle se moque dans les grandes largeurs ¿ condamnée qu'elle est à se faire manipuler par son Régulateur, ce truc en elle qui gère l'ensemble de ses émotions, filtre ce qu'elle éprouve, lui assure des idées claires en toute circonstance. Et surtout lui évite de trop penser. À son ancienne vie... Celle d'avant le drame... Et quand la mère d'une jeune femme massacrée, énuclée, la contacte afin de relancer une enquête au point mort, Ruth sent confusément que c'est peut-être là l'occasion de tout remettre à plat. Repartir à zéro. Mais il faudra pour cela payer le prix. Le prix de la vérité libérée de tout filtre, tout artifice. Tout regard...« Ken Liu est un génie. » ELIZABETH BEAR

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  • Date de parution 15/06/2017
  • Nombre de pages 120
  • Poids de l’article 118 gr
  • ISBN-13 9782843449222
  • Editeur BELIAL
  • Format 180 x 120 mm
  • Edition Grand format

l’avis des lecteurs

Ken Liu, lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire 2016 avec « La Ménagerie de papier », revient nous faire un petit clin d’œil dans l’excellente collection Une Heure-Lumière du Bélial’. Revient, car il s’était déjà distingué dans ce « nouveau » catalogue dédié aux romans courts avec, rappelons-le, « l’Homme qui mit fin à l’histoire », confirmant par là-même son très grand talent d’écrivain et de conteur aux mille visages.

« Le Regard » s’annonce comme une nouvelle plongée en territoire hybride, sombre ainsi qu’un rien glaçant : le bouquin parfait pour la route ensoleillée des plages, ou pour celle plus titubante des afters hamac du Barbeuk’&Ricard. On s’embarque sous des cocotiers bostoniens d’un futur proche auprès de Ruth Law, ex-flic devenue détective privée techno-boostée jusqu’à la moelle, maintenant lancée sur les traces cybernétiques du meurtrier d’une call-girl, Mona, métisse asiatique aussi belle que mystérieuse. On flaire la piste des gangs de Chinatown, la mère éplorée de la victime s’annonçant prête à cracher un maximum de dollars pour sauver l’honneur de sa fille abandonnée par les circuits policiers traditionnels…

Bon ok, je vous vois arriver gros comme une pelleteuse un soir de fest-noz sur le dancefloor : « Mec, j’ai déjà lu ça quelques part, peut-être 475 fois. Ton truc, c’est frelaté jusqu’au trognon : tu veux nous revendre un réchauffé de Philip Marlowe sauce à l’huitre transgénique du futur». Alors détendez-vous les choupinous et reprenez un peu de Moscatel. Je vous l’accorde, question pitch, Ken Liu ne gagne pas ici les oscars de l’originalité. Là où ça devient intéressant, c’est justement que c’est du Ken Liu et qu’on surf sur un truc cyberpunk old school mâtiné polar existentialiste comme j’en avais pas vu depuis… « Strange days » ? (référence audacieuse j’en conviens) voir Robocop.

C’est rythmé, intense, intelligent, bouillonnant de trouvailles… et beaucoup trop court ! La part laissée à la psychologie et au background des personnages ne s’en trouve pourtant pas massacrée, bien au contraire. Elle forme finalement l’épine dorsale du récit. C’est plutôt le côté « hard-boiled cyber » qui fait les frais de l’amputation. L’introduction du fameux « Régulateur », dispositif électronique cérébro-implanté dont cette novella tire son titre originel, se montre cependant assez novateur et amène une touche d’étrangeté et de malaise tout à fait jouissif. Si certaines ficelles paraissent un peu éculées, cela n’entache en rien le plaisir d’une lecture d’où se dégage une quasi impression d’avoir dans les mains quelque chose qui, porté sur 200 pages de plus, aurait pu être une nouvelle bombe transgenre à mettre au crédit du boss of Boston. Alors, roman court trop ambitieux ou chroniqueur trop gourmand ? Je vous laisse seul juge…

Je voudrais tout d’abord remercier Xapur et Les éditions Le Bélial grâce à qui j’ai pu lire ce livre. Celui-ci fait partie de la collection une heure lumière qui regroupe dixit Le Bélial des » romans courts et de facture élégante » d’auteurs français et anglo-saxons. C’est le second texte de Ken Liu publié dans cette collection et que je lis après L’homme qui mit fin à l’histoireLe regard a un thème beaucoup moins marquant mais j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

Je n’ai pas lu de romans de cyberpunk mais je connais la thématique par le jeu de rôle, principalement Shadowrun où je jouais un personnage modifié cybernétiquement, une combattante avec réflexes câblés et tout. J’ai aimé retrouver cet aspect dans Le regard où la technologie a une grande importance. Ce roman appartient au genre cyberpunk, il se situe dans un futur proche où la cybernétique et la technologie sont très avancées. Il y a également une enquête au cœur du récit.

Le personnage principal, Ruth Law, est une femme, une détective privée, ancienne policière, marquée par la vie, et améliorée par la technologie. Elle est « augmentée » de manière illégale et en grande quantité, ce qui peut mettre sa santé en péril. Elle a des augmentations purement physiques mais aussi une un peu plus spéciale « un régulateur », une sorte de filtre pour les émotions, qui permet d’avoir les idées claires en toute circonstance. Ce régulateur lui est d’une grande aide dans son travail mais aussi dans sa vie privée, il l’aide à oublier. Ruth est un personnage fort, bien construit auquel on s’attache vite, malgré la brièveté du roman.

Ruth va être amenée à enquêter sur le meurtre d’une callgirl. Elle est engagée par la mère de la victime car l’enquête policière n’aboutit à rien. Le meurtre est assez sordide, la victime a été retrouvée énuclée. Si point de départ de l’histoire est assez simple, on entre très vite dans le récit et le livre se lit d’une traite. L’écriture de Ken Liu est vraiment très immersive et la traduction de Pierre-Paul DURASTANTI parfaite.

Le roman est très court (moins de 100 pages) et se contente de raconter une enquête et l’histoire d’une femme marquée par la vie. Il pose des questions sans y apporter de réponse mais cela ne m’a pas dérangée. Le sujet du transhumanisme est complexe et chacun aura ses opinions par rapport à cela. À vrai dire, l’aspect thriller prend vite le pas sur le reste.

La narration alterne entre les chapitres consacrés à Ruth et ceux consacrés au tueur qui apparait comme étant froid et indifférent. Lui n’a pas de régulateur et il est intéressant de faire le parallèle avec Ruth qui se sert du régulateur pour être insensible justement. Le passé de Ruth est révélé sous forme de flash-back qui permettent de mieux cerner le personnage. J’ai trouvé intéressant de partager la narration entre les 2 personnages, ce qui permettait de mieux connaitre le personnage du tueur.

Le regard n’a certes pas la puissance d’autres romans de l’auteur mais il est d’une lecture très agréable. Il offre une enquête intéressante et un thriller futuriste très accessible. Le récit est prenant et aborde différent thèmes comme la rédemption et le transhumanisme. La fin est un peu abrupte et l’histoire aurait pu être un peu plus longue mais j’ai passé un très bon moment de lecture.


Dans un avenir proche, des humains sont augmentés : des implants accroissent leurs performances physiques et les aident à contrôler leurs émotions grâce à la maîtrise des hormones. Ruth est un de ceux-là. Détective privée après avoir été policière, et se reprochant la mort de sa fille, elle coche les cases de l’enquêtrice « à problèmes » qu’affectionnent les auteurs de romans policiers.

Ruth est approchée par Sarah dont la fille se prostituait et qui a été assassinée puis énuclée un mois plus tôt. L’enquête officielle n’avance pas. Ruth n’accepte pas habituellement de travailler sur les crimes, mais elle a besoin d’argent comme tout détective privé de romans policiers.

En parallèle, grâce à des changements de narrateurs, le lecteur fut témoin du meurtre de la fille de Sarah et suit l’assassin, un être inquiétant et précautionneux.

Sur un schéma classique de polar, Ken Liu construit une enquête où la technologie fait — évidemment — la différence. Le transhumanisme est au cœur de l’intrigue, à la fois source de la motivation de l’assassin, et exploité par Ruth. Ici, la technologie ne concerne pas seulement le corps et ses capacités physiques, mais aussi le contrôle des émotions pour permettre d’agir rationnellement, avec sa dérive personnifiée en Ruth qui ne fait pas son deuil et préfère étouffer constamment ses sentiments.

L’auteur présente des personnages solides et un univers crédible où les humains contournent l’éthique pour obtenir des améliorations sur leur corps. L’air de rien, Ken Liu met en exergue un écueil évident du transhumanisme.


Un récit d’anticipation qui ne renouvelle pas le genre « policier + cyberpunk » mais mené tambour battant, le format novella permettant d’aller à l’essentiel.

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