Éducation meurtrière
  • Date de parution 05/11/2024
  • Nombre de pages 448
  • Poids de l’article 1 gr
  • ISBN-13 9782290380574
  • Editeur J'AI LU
  • Format 178 x 111 mm
  • Edition Livre de poche
Fantasy Romance fantasy - bit lit - SF Réédition moins de 6 mois

Éducation meurtrière Tome Les enclaves dorées

4.19 / 5 (214 notes des lecteurs Babelio)

Résumé éditeur

La seule chose dont on ne parle jamais quand on a est à Scholomance, c'est de ce qu'on fera quand on en sortira. Même le plus riche des enclavés ne tenterait pas le destin de cette façon. Mais c'est tout ce dont nous rêvons : franchir les portes en vie. Le rêve impossible est devenu réalité. Je suis sortie, et je n'ai même pas eu à me transformer en une monstrueuse sorcière des ténèbres pour y parvenir. Nous avons sauvé la promotion, rendu la terre sûre pour tous les sorciers et apporté la paix et l'harmonie dans toutes les enclaves. Ha, je plaisante ! En fait, tout a mal tourné...

livré en 5 jours

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  • Date de parution 05/11/2024
  • Nombre de pages 448
  • Poids de l’article 1 gr
  • ISBN-13 9782290380574
  • Editeur J'AI LU
  • Format 178 x 111 mm
  • Edition Livre de poche

l’avis des lecteurs

Pour vous dire à quel point j’étais motivé à finir la trilogie Scholomance, je me suis décidé à acheter moi-même ce troisième volume alors que le SP qui m’avait généreusement été envoyé par J’ai Lu s’était encore égaré dans les méandres des centres de tri de la poste. Ça pourrait ressembler à une malédiction, mais, comme l’aurait dit un arbre particulièrement déterminé et peu au fait des réalités immuables de l’existence : hors de question de me laisser abattre.

Et ce alors que ce troisième volume portait un poids terrible sur ses petites épaules ; parce que bien commencer une trilogie, c’est pas évident, bien la continuer, c’est compliqué, mais alors bien la conclure, c’est encore pire. J’avais la foi, hein, que les choses soient claires : les fondations me paraissaient trop solides pour craquer maintenant, mais quand même, on est jamais à l’abri d’une fin en demi-teinte ou d’un sentiment de déception face à des choses trop attendues ou pas assez surprenantes.

Personnellement, je trouve que cette saga est parvenue à un sans faute. Je peux désormais la ranger avec enthousiasme au rang de mes trilogies favorites.

Et ce pour plusieurs raisons que je m’en vais tâcher de vous exposer ici. Parce que je suis vachement sympa, dans mon genre.


La première chose, c’est de la redite par rapport au deuxième tome : un équilibre assez parfait entre familiarité et renouvellement. On reprend les choses exactement là où s’était interrompu juste avant, et on repart de là en ajoutant quelques petites nouveautés venant rebattre les cartes du deck littéraire jusque là constitué. On peut signaler à cet égard que Naomi Novik est parvenue à plusieurs reprises à me tordre le cerveau avec un phénomène d’autant plus délicieux qu’il est rare en littérature ; celui consistant à répondre au fil de la narration à une question que je me pose à son propos pile au moment où je me la pose. Comme si le texte lisait dans mes pensées. Ou comme si l’autrice s’était faite exactement la même réflexion que moi face à son texte et avait malicieusement comblé le trou qu’elle y avait laissé jusque là. Disons la première, c’est plus rigolo et mystérieux.

Plus sérieusement, il faut ici, je crois, saluer l’intelligence absolue du choix de cadrage opéré par Naomi Novik quant à son récit. Là où beaucoup sinon l’essentiel des textes de Dark Academia ou génériquement semblables auraient sans doute circonscrit leur intrigue au temps d’étude de leurs personnages, l’autrice a choisi de faire commencer les choses au milieu du cycle d’études de Galadriel Higgins pour les conclure en dehors de ces dernières. Et sincèrement, je trouve ça doublement génial. Déjà parce que narrativement, très basiquement, ça lui permet de bouleverser une bonne partie de nos repères – et de ceux de ses personnages – sans la moindre difficulté, gardant les enjeux frais ; mais aussi et surtout parce que ça lui permet de complètement subvertir les codes habituels du genre sans ostensiblement tricher ni trop en faire.


Et vous pourriez me dire que ces deux aspects sont similaires, pour ne pas dire identiques, mais je crois sincèrement que non. Ç’a à voir avec ce que je disais durant ma chronique de Promotion Funeste ; où j’exposais ma théorie selon laquelle Naomi Novik faisait grandir El en même temps que son intrigue. On est ainsi passé d’une intrigue de pur divertissement éclairé à un récit un peu plus teinté d’une allégorie socio-politique, et je prédisais à demi-mot que la conclusion, suivant les progrès humains et moraux de l’héroïne, en ferait sans doute de même pour les enjeux de l’intrigue, l’amenant encore un peu plus loin dans le propos. C’est là que je suis particulièrement convaincu par les choix opérés par l’autrice dans ce dernier tome, parce qu’elle a fait exactement ça, validant tout à la fois ma lecture et la complicité que j’ai sentie se tisser entre le texte et moi au fil de mon avancée.

Plus clairement, ce que je trouve très fort avec cette trilogie, c’est le fait qu’à chaque tome, les enjeux évoluent et mutent tout en restant fondamentalement les mêmes. Naomi Novik a réussi tout à la fois à me surprendre à intervalles réguliers et à m’exposer des choses nouvelles tout en les rendant parfaitement naturelles, simplement parce qu’elle avait parfaitement préparé le terrain en amont. Ce qui donne un cocktail assez délicieux, rythmant l’ensemble sans aucune peine, en cela toujours aussi bien aidé par le flux de conscience de Galadriel, pour toujours un de mes personnages littéraires favoris.


Et que dire que je n’ai pas dit dans mes deux premières chroniques, finalement ? Le fait est que Naomi Novik, dans ce roman, fait de vrais choix, dont je pense qu’ils pourront être assez clivants avec une partie du public ; certains auraient d’ailleurs pu l’être avec moi s’ils ne s’inscrivaient pas parfaitement dans toute la démarche de l’autrice avec cette trilogie. J’aurais effectivement pu penser que certaines finalités du roman sont un peu trop faciles, dans leurs implications ou leurs mécanismes, mais elles sont si intelligemment mises en balance avec d’autres bien plus complexes et sombres que je trouve que là aussi, l’équilibre est trop bien respecté pour que je m’en plaigne.

Le truc, c’est finalement que tout Scholomance est d’une parfaite cohérence à mes yeux, entre la psychologie des personnages, les implications socio-politiques de leurs trajectoires respectives et les décisions narratives de l’autrice quant aux intrigues qui en découlent. Toutes les thématiques et leurs significations tierces se nourrissent mutuellement et nourrissent à leur tour un propos plus grand qu’elle qui pour moi, pourrait se résumer d’une façon assez simple et un peu vulgaire, mais pas dénuée de force : que la tragédie aille se faire voir, on a toujours moyen de faire les choses d’une meilleure manière.

Même si c’est sans doute compliqué pour moi d’y croire à une échelle plus réaliste, j’aime décidemment toujours ces œuvres qui parviennent à me faire croire au moins le temps de ma lecture qu’il n’y a pas de fatalité ; que les déterminismes et les traditions délétères perpétuées par une sorte de flemme grégaire ou atavique qu’on refuse de questionner peuvent et doivent être bousculés, même pour un bénéfice collectif dérisoire ou extraordinairement difficile à obtenir. Parce que ça vaut le coup.

Et si en plus c’est fait au fil d’un bouquin hyper inventif, avec des personnages hyper attachants, qui sait être fun sans jamais être bête, optimiste sans être naïf, lucide sans être cynique, avec une ou deux vraies bonnes surprises qui vous laissent deux secondes la mâchoire béante le temps d’encaisser le choc : eh bah banco.


Et Scholomance, c’est tout ça, pour moi. Une absolument formidable trilogie qui réussit absolument tout ce qu’elle entreprend, du début à la fin, avec une maestria et une désinvolture exceptionnelles. Je n’ai rien d’autre à dire, c’était merveilleux ; ces bouquins m’ont rendu heureux le temps de les parcourir, et à l’idée de le refaire un jour. Galadriel Higgins forever. ❤

Naomi Novik, merci. Vous êtes officiellement et indéfiniment réhabilitée à mes yeux.

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