Les Annales de la Compagnie Noire
  • Date de parution 06/10/2005
  • Nombre de pages 448
  • Poids de l’article 238 gr
  • ISBN-13 9782290330685
  • Editeur J'AI LU
  • Format 178 x 110 mm
  • Edition Livre de poche
Top expert Très bon livre, référence Ouvrage de référence de l'auteur Top initié Dark Fantasy Top héros récurrent Heroic Fantasy

Les Annales de la Compagnie Noire Tome 3 La rose blanche

4.31 / 5 (440 notes des lecteurs Babelio)
AVIS DOLPO Très bon livre, une référence

Résumé éditeur

Réduite à une poignées d'hommes, la Compagnie noire a définitivement changé de camp. Sa nouvelle tâche est de protéger la Rose Blanche, seule capable de vaincre la Dame et ses forces du mal. Mais cette ultime confrontation doit avoir lieu lors du passage de la grande comète... et cette échéance est encore lointaine. Réfugiés dans la plaine de la Peur, un lieu cauchemardesque peuplé d'étranges créatures, les soldats de la dernière des compagnies franches de Khatovar s'apprêtent à subir le plus long siège de leur histoire. Un siège de plusieurs décennies. À moins qu'un événement capital ne se produise. Car quelque chose bouge dans le grand tumulus où repose le Dominateur...

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  • Date de parution 06/10/2005
  • Nombre de pages 448
  • Poids de l’article 238 gr
  • ISBN-13 9782290330685
  • Editeur J'AI LU
  • Format 178 x 110 mm
  • Edition Livre de poche

l’avis des lecteurs

Les circonstances sont toujours compliquées, je ne vous ferai pas l’injure de vous expliquer pourquoi ou de m’étendre trop longtemps sur les difficultés qu’elles suscitent chez moi.

Demeure qu’après un premier tome fort plaisant et un deuxième tome encore plus réussi, notamment parce qu’extrêmement surprenant, tant dans la forme que dans le fonds, j’étais extrêmement curieux et enthousiaste à l’idée de continuer ma découverte de l’œuvre culte que sont les Annales de la Compagnie Noire avec le troisième volume qui nous intéresse aujourd’hui. D’autant plus qu’il faut bien être honnête, entre mon caractère un peu pénible, la lourde atmosphère qui personnellement m’étouffe de plus en plus et la simple accumulation de lectures depuis quelques années, il me devient de plus en plus dur de réellement me prendre d’une réelle forme de passion pour ce que je découvre. Je lis un paquet de bons bouquins, hein, évidemment, et même certains que je trouve exceptionnels ; mais ce régime d’exception, justement, il vient souvent avec un bagage émotionnel ou intellectuel qui rend mes découvertes un peu plus difficiles d’accès, qui m’empêche de ressentir cette étincelle de pur plaisir, ce truc viscéral qui fait sauter tous mes verrous et me force à réfléchir à ce que je lis a posteriori de ma lecture plutôt qu’à son fil. Genre Scholomance, au hasard (pas du tout).

Et sans atteindre non plus ces hauteurs passionnelles, force est de constater que je ressens pour ces Annales de la Compagnie Noire un attachement croissant qui pourrait bien, graduellement, m’y amener, ou peu s’en faut. Parce que si après le tome 1, j’étais très curieux de voir où nous allions, et assez joyeux à la perspective de lire le roman qui nous concerne aujourd’hui en finissant le précédent, je suis aujourd’hui mis face à mes responsabilités ; il va falloir que je continue encore pour quelques tomes au moins.

Une intro vachement longue pour dire que bon sang de bois, c’est décidemment vachement bien, Les Annales de la Compagnie Noire.


Et c’est d’autant plus vachement bien que c’est vachement bien d’une façon un peu différente à chaque tome. Comme une excellente série – du moins selon mes goûts – Glen Cook découpe ses tomes de manière à nous livrer à chaque fois une histoire précise de sa Compagnie, avec ses enjeux propres et sa propre logique interne, mais qui s’inscrit plus largement dans le schéma de sa saga, faisant avancer ses éléments feuilletonnants. Alors bien sûr, on ne peut pas réellement parler de romans indépendants, faut pas exagérer, d’un tome à l’autre, on a bien trop d’interconnexions pour qu’une lecture isolée du reste puisse être claire ou seulement accessible ; mais ce que je veux dire, c’est que ça renouvelle systématiquement une partie des enjeux, et c’est ça que j’adore.

Tout comme j’adore le fait que l’auteur sait vraiment bien jouer de la forme des annales rédigées par Toubib pour nous livrer certaines informations au compte-goutte sans trop tricher avec les apparences et ainsi gentiment nous balader, tout en nous filant quelques indices thématiques et narratifs histoire de conserver la même complicité que celle cultivée jusque là, à la fois entre les personnages eux-mêmes, mais entre lui et nous. Je ne saurais pas dire si c’est complètement volontaire ou simplement un joyeux symptôme de la passion littéraire de Glen Cook pour son travail, mais j’ai régulièrement eu le sentiment d’une mise en abyme entre ce que le récit accomplissait formellement et ce qu’il racontait.


Ce qui a sans aucun doute un lien avec la plus grande qualité de cette saga pour le moment, et dont je parlerais probablement à chacune de mes chroniques à son propos : à savoir sa capacité à rester à hauteur humaine. Bien au delà de la simple focalisation interne de Toubib et sa perspective personnelle voire intime sur les événements qu’il nous relate, c’est bien la sobriété, le pragmatisme et l’efficacité du récit que nous fait Glen Cook à travers lui qui me séduit surtout. Dans le sens où si le fonds des affaires qui nous sont racontées touche taxonomiquement à de la High-Fantasy, remplie de monstres, de créatures en tout genre, de magie semblant répondre à des règles très floues et bien pratiques pour pouvoir en faire n’importe quoi, d’enjeux homériques et de conflits aux proportions dantesques, je n’ai jamais le sentiment d’être débordé par ce que je lis depuis le début de cette saga. Il me semble en effet très aisé, avec ces données de départ, de sombrer dans un écueil un peu « shonenesque », si je puis me permettre cet audacieux – et fort réducteur, j’en ai conscience – néologisme : un récit où la puissance est la première métrique de la progression des enjeux, où la loi du plus fort préside à tout le reste. Un récit où de fait, pour parvenir à progresser ou donner l’impression de cette progression, l’auteurice se piège à force de penser devoir renouveler ses enjeux uniquement au travers de l’évolution exponentielle de la menace et/ou de la nature de l’antagonisme.


Toute l’intelligence de Glen Cook, ici, je crois, c’est de latéraliser cette progression, en quelque sorte de considérer son récit d’une manière plus horizontale que verticale : ce qui l’intéresse ce n’est pas de hiérarchiser les éléments de son histoire en terme d’importance ou de puissance et de nous offrir une progression scalaire de ses protagonistes, mais au contraire d’étaler ces enjeux. De fait, on se retrouve à découvrir en même temps qu’eux tous les éléments d’une histoire qui les dépasse complètement, mais dans laquelle ils ont quand même un rôle à jouer, à leur échelle, dont ils peuvent se saisir. Comme je l’ai déjà dit auparavant, un de mes plus grands plaisir dans ces récits pour le moment, c’est de lire des personnages découvrir tout à la fois leurs valeurs et leurs agences respectives : pour quoi ils veulent se battre et comment ils comptent le faire. Si on ajoute à ça la malice de nous livrer certains éléments de la « petite » histoire au sein de la « grande » histoire au compte-goutte, jouant autant avec nos nerfs que nos perceptions tout en prouvant régulièrement que l’ensemble a autant de souffle que de cohérence, on a une super recette pour un récit de fantasy aussi brillant que singulier.


Et résultat des courses : j’ai été emballé, une fois de plus. Et une nouvelle fois pour des raisons marginalement différentes de la fois précédentes, tout en conservant cette sensation d’ensemble d’un récit magnifiquement maîtrisé à tous les niveaux. Les relations entre les personnages s’étoffent à un niveau purement émotionnel tout en se densifiant d’enjeux nouveaux au sein d’une intrigue qui ne fait que prendre en épaisseur et en intensité tout en sachant rester à un niveau de spectaculaire idéal, sans jamais verser dans le pyrotechnique plastique ou le pathos dégoulinant ; c’est fort de savoir ainsi garder tous les éléments les plus bêtement funs de la fantasy old school tout en y injectant un côté terre-à-terre et humain si convaincant et sérieux sans y perdre au change, d’un côté ou de l’autre.

Arrivé au bout de ce troisième tome, conscient qu’un plus gros chapitre général de l’histoire contée jusque là par Glen Cook se clôt, je ne peux que confesser mon enthousiasme à l’idée de voir ce qu’il me réserve pour la suite. Dans une saga où les ramifications sont aussi régulièrement surprenantes de justesse que d’imprévisibilité, je ne peux plus vraiment m’attendre à grand chose sans avoir le cortex titillé par l’idée que je ne suis fondamentalement prêt à rien. Et franchement, si j’ai su venir quelques petites choses dans ce troisième tome – sans doute parce que Glen Cook voulait bien me laisser faire – j’ai majoritairement été bluffé par la simplicité avec laquelle le récit a su me tirer le tapis de sous les pieds à chaque fois qu’il l’a fait. Ce genre d’histoire formidable où quand on pense avoir trouvé la réponse, la question change sans qu’on ait capté la transformation.

Des fois, c’est peut-être aussi ça, le secret : une bonne histoire bien racontée. Il n’en faut pas plus. Toute l’ironie, c’est bien entendu que c’est extrêmement difficile de donner l’impression que c’est si simple.

J’espère avoir autant de compliments nouveaux à formuler à propos du quatrième tome. Puisque bien évidemment, je vais le lire.

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