Danny Coughlin
  • Date de parution 04/01/2017
  • Nombre de pages 560
  • Poids de l’article 286 gr
  • ISBN-13 9782743638573
  • Editeur RIVAGES
  • Format 169 x 110 mm
  • Edition Livre de poche
Ouvrage de référence de l'auteur Policier historique Thriller Romans noirs Cuba États-Unis Entre deux guerres

Danny Coughlin Tome 2 Ils vivent la nuit

3.92 / 5 (634 notes des lecteurs Babelio)

Résumé éditeur

En pleine prohibition, l'alcool coule à flots dans les speakeasies de Boston et Joe, le plus jeune fils du capitaine de la police, est bien décidé à se faire une place dans le monde de la pègre. Malheureusement, il commet l'erreur de braquer un bar appartenant à un parrain local et aggrave son cas en séduisant sa maîtresse. Le parrain saura se venger, mais Joe n'a pas dit son dernier mot. De Boston à Cuba, la route est semée d'embûches pour ceux qui « vivent la nuit ». Le rêve américain a un prix... « Dennis Lehane réussit le tour de force de marier en grande pompe le romanesque, le politique et l'intime. » «L'express» « » «Gone, baby, gone», «Mystic River», «Shutter Island», et aujourd'hui «Live by night», tous les grands romans de Dennis Lehane sont devenus de grands films.

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  • Date de parution 04/01/2017
  • Nombre de pages 560
  • Poids de l’article 286 gr
  • ISBN-13 9782743638573
  • Editeur RIVAGES
  • Format 169 x 110 mm
  • Edition Livre de poche

l’avis des lecteurs

J’ai toujours eu un doute sur la qualité des œuvres auxquelles on attribuait des prix littéraires et cette règle n’échappe pas à l’univers du polar avec cet Edgar 2013 du meilleur roman décerné à Dennis Lehane pour son dernier roman Ils Vivent la Nuit. On est en droit de se demander si ce n’est pas pour ses ouvrages précédents comme Gone Baby Gone, Ténèbres Prenez-moi la Main, Shutther Island, Mystic River et Un Pays à l’Aube que Dennis Lehanne a été récompensé cette année. Mais alors n’aurait-il pas été plus judicieux de lui donner l’Edgar « Grand Maître » qui récompense l’ensemble d’une œuvre plutôt que lui octroyer une distinction pour un roman qui est certes assez bon, sans toutefois atteindre le niveau que l’on peut attendre de la part d’un des grands auteurs du polar américain.

Avec Ils Vivent la Nuit, Dennis Lehane se penche à nouveau sur la fatrie Coughlin qu’il nous avait présenté dans Un Pays à l’Aube. En 1926, période faste de la Prohibition, la ville de Boston est gangrénée par la corruption et les luttes de pouvoir intestine de la pègre. C’est dans ce milieu qu’évolue le plus jeune des frères Coughlin, prénommé Joe qui décide d’embrasser la carrière de gangster au grand dam de son père, officier de police respecté bien que corrompu. Après un séjour en prison où il fait ses classes auprès d’un vieux parrain de la Mafia, Joe va se rendre à Ybor en Floride pour mettre en place tout un empire clandestin qui prendra de plus en plus d’essort. Au gré des alliances, des trahisons Joe Coughlin va se faire une place dans ce monde interlope des trafiquants et découvrir, en toile de fond historique, par l’entremise de la belle Graciella, les prémices des remous révolutionnaire qui vont secouer l’île de Cuba.

Avec l’annonce très rapide du rachat des droits du livre afin de l’adapter au cinéma on est en droit de se demander si ce roman, contrairement au trois adaptations précédentes (Mystic River, Gone Baby Gone et Shutter Island) n’a pas été rédigé en prenant en compte les canons d’Hollywood. Car Ils vivent la Nuit est un roman extrèmement prenant sur le plan de l’intrigue et très percutant au niveau des dialogues admirablement bien ficelés qui se lit d’une traite sans que l’on ne s’en rende compte. Mais pour y parvenir, on ne peut s’empêcher d’avoir cette sensation de lissage qui se traduit notamment au niveau du personnage principal. Car Joe Coughlin est certes bien un truand, mais pour un gangster d’envergure le personnage est emprunt d’une morale et d’une éthique qui ne colle pas avec le cadre dans lequel il évolue. Joe bien trop noble, tue parfois des hommes, mais ceux-ci sont de tels véritables salauds que son honneur reste sauf et c’est bien dommage. Pas de dilemme ou de choix cornelien pour ce jeune héro qui n’aura donc pas l’envergure des nombreux personnages qui ont habité les histoires de Dennis Lehane. Où sont donc passés ces âmes torturées comme Jimmy Marcus ex-truand et père ravagé par la perte de sa petite fille dans Mystic River ou Teddy Daniels habité d’une sombre folie dans Shutter Island et même Patrick Kenzie contraint de prendre une décision douloureuse dans Gone Baby Gone ?

Cette sensation de lissage on peut également la retrouver sur le plan historique où les heures sombres de la Prohibition sont abordées d’une manière plutôt édulcorée. Le récit y gagne peut-être en clarté au détriment de sa dimension dramaturgique. Tout y est trop simple, presque manichéen. Pour un peu l’auteur, plutôt que de déconstruire le mythe à la manière d’un James Ellroy, nous présenterait même les trafiquants d’alcool comme des gens ayant œuvrés pour la santé public du pays. Un roman plus simpliste donc qui tranche avec son précédent opus, Un Pays à l’Aube habité d’une part obscure et d’un souffle épique que l’on peine à retrouver dans ce dernier roman. On le ressent particulièrement lorsque l’auteur évoque les personnages réels qui peuplent son récit à l’instar d’un Lucky Luciano assez terne qui manque singulièrement d’envergure.

De belles images de carte postal, de « braves » gentils et de « vilains » salopards, Ils Vivent la Nuit s’attache à respecter les codes des histoires de gangters et sera donc un roman facilement adaptable au cinéma, mais est-ce que cela sera suffisant pour en faire un bon film ? A force de côtoyer les sirènes d’Hollywood, Dennis Lehane n’est-il pas en passe de céder son âme au diable. Gageons qu’il n’en sera rien. Il ne reste plus à Ben Affleck, acquéreur des droits de Ils Vivent la Nuit, qu’à nous séduire comme il l’avait fait en réalisant Gone Baby Gone.

J'ai lu le dernier roman en date de Dennis Lehane, "Ils vivent la nuit". La sortie d'un nouvel opus de cet auteur, dont j'apprécie particulièrement l’œuvre, est a priori un motif de réjouissance. Mais c'est aussi un risque : celui d'une éventuelle déception. Parce qu'à chaque fois, j'attends énormément de ma lecture. Parce que je sais que Dennis Lehane est capable du meilleur, ce qu'il a prouvé avec des titres tels que "Un pays à l'aube", "Shutter Island" ou "Ténèbres, prenez-moi la main" (et cette liste n'est pas exhaustive).

Dire qu'il est aussi capable du pire serait faux. Jusqu'à maintenant, bien qu'il me soit arrivé d'être déçue par certains de ses romans (je pense notamment à "Sacré" ou "Moonlight Mile"), je n'en qualifierai cependant aucun de mauvais. Et je vous rassure tout de suite : "Ils vivent la nuit" ne l'est pas non plus.


Son synopsis m'a fait espérer un récit de l'ampleur d'Un pays à l'aube. La période pendant laquelle se déroule l'intrigue est sensiblement la même : nous sommes dans le Boston des années 20, plus précisément dans le milieu du grand banditisme. Joe Coughlin, le personnage principal, apparaissait d'ailleurs furtivement dans "Un pays à l'aube", puisqu'il est le frère cadet de Danny, cet agent de police qui, à la demande de son oncle, infiltrait les milieux syndicaux et anarchistes.

Joe a choisi, lui, d'être un hors-la-loi. C'est pour ainsi dire une vocation. Il aime le monde de la nuit, les montées d'adrénaline, et le fait de transgresser les règles d'un système qui ne lui convient pas.

Mais Joe est jeune, il a à peine vingt ans. Et l'état de béatitude dans lequel le plonge sa liaison avec Emma Gould, la sulfureuse maîtresse du caïd local, va provisoirement sonner le glas de son ascension dans le "milieu"... Ayant pris, pour l'amour de sa belle, trop de risques, il se retrouve en prison.

Il y fait la connaissance de Maso Pescatore, un parrain qui, malgré son incarcération, est l'un des pontes du crime organisé de Boston. Il prend Joe sous son aile, en échange de la précieuse collaboration qu'en tant que fils de policier, le jeune homme peut lui apporter.


"Ils vivent la nuit" s'ancre dans le contexte bien particulier de la prohibition, et du développement exponentiel des activités clandestines qui en découlent, notamment celle de la contrebande d'alcool, grâce à laquelle plus d'un a fait fortune.

Dennis Lehane fait de son héros un hors-la-loi peu ordinaire, puisqu'il se prévaut d'une sorte d'intégrité, et d'un sens de la justice guidé non pas par les lois, mais par sa capacité à la compassion. Il se persuade qu'il est possible de s'adonner à des activités illégales et lucratives, tout en faisant preuve de philanthropie. Une sorte de Robin des Bois, en somme...

Mais le prosaïsme de la réalité, avec ses guerres des gangs, et les dangers que son mode de vie fait courir à ses proches, va le rattraper et l'obliger parfois à revoir à la baisse ses aspirations "humanistes".


Ce qui m'a manqué, dans ce roman, c'est l'association entre souffle épique et noirceur désespérée qui donnait tant de force à "Un pays à l'aube". Certes, le récit est baigné d'une ambiance plutôt ténébreuse et violente, mais elle est contrebalancée par la chance relative dont bénéficie le héros, par sa propension à l'optimisme, et moi, je préfère les héros torturés... De plus, l'intrigue étant ici quasiment centrée autour d'un seul personnage, je trouve que cela empêche l'auteur de lui donner une perspective aussi vaste que celle dont bénéficiait le précédent opus.

"Ils vivent la nuit" est néanmoins un bon roman, efficace et agréable à lire, mais je considère pour ma part que Dennis Lehane peut faire bien mieux...

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