
Résister à la culpabilisation
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l’avis des lecteurs
Je ne pense pas être particulièrement sujette à la culpabilisation, j’ai appris à résister à la voix du dénigrement intérieur depuis longtemps, mais vu l’engouement autour de ce livre je n’ai pas résister à la tentation d’y jeter un oeil, ou plutôt une oreille puisque cet essai édité par Lizzie m’a poussé à découvrir cette auteure. Il est lu avec talent par Chritelle Ledroit, à un rythme agréable, qui permet de bien entrer dans ce texte. Au début j’ai été déroutée par le langage inclusif qui complique l’écoute. On finit par s’y faire, mais personnellement je ne pense pas qu’il soit nécessaire de l’utiliser pour exprimer le féminisme, ça alourdit les phrases inutilement.
L’auteure explique qu’elle est soumise sans cesse dans sa tête à une voix qui la dévalorise, lui fait penser que tout bonheur doit se payer par un malheur plus grand et qu’elle est loin d’être la seule dans ce cas. Elle cite une amie qui a enfin trouvé la maison de ses rêves et déprime sec de peur de la perdre, ou pire que ses enfants soient « punis » à sa place. Pour l’auteure, le grand coupable est saint Augustin qui aurait mis l’Occident sous la terreur du dogme du péché originel. Plus loin, elle relate son enfance à Genève dans les années 1970, où elle fréquentait le collège fondé par Calvin et où un professeur malveillant, sûrement inspiré par l’ombre tutélaire du réformateur la dénigrait, heureusement, tout s’est arrangé quand elle a rejoint un nouveau collège dans un autre quartier ! J’ai failli abandonner là ma lecture, n’ayant aucun compte à régler avec Calvin ou Farel et peu désireuse de poursuivre ces polémiques anti-chrétiennes. Mais il s’agit d’un SP et je ne pouvais pas le traiter ainsi. J’ai donc poursuivi mon écoute.
Je n’ai pas été plus convaincue par ses propos sur l’éducation. Bon je n’ai pas d’enfant et je n’en ai jamais désiré. L’auteure déplore les violences éducatives, en prenant des exemples extrêmes d’enfants maltraités et battus de manière cruelle. Il ne fait aucun doute qu’on doit interdire de tels traitement et poursuivre leurs auteurs. Par contre elle fustige Caroline Goldman qui prônerait des méthodes violentes en recommandant d’envoyer les enfants dans leur chambre quand ils ont désobéi, ces méthodes serviraient à casser et à mâter les petits, il faudrait au contraire bannir toute forme de violence ou de contraintes pour favoriser le développement de l’enfant. Il faudrait parler avec lui, lui expliquer et instaurer une démocratie familiale. J’imagine sans peine les discussions constructives avec un petit d’un an !
Par contre j’ai aimé son analyse du monde du travail où les femmes sont discriminées, mais peuvent aussi être discriminantes, le « pouvoir » montant vite à la tête des gens, hommes ou femmes, c’est quand même cool d’avoir des subordonnés à « opprimer ». Je partage sa vision du culte de la performance qui règne dans notre société et des ravages qu’il entraîne au niveau de la santé et de l’image de soi.
Son chapitre sur la pureté militante et ses dérives est très intéressant. Les milieux censés être ouverts et tolérants ne le sont pas vraiment avec ceux qui ne pensent pas exactement comme le groupe, ce qui pousse à l’éclatement et à l’exclusion. Comme disait Pascal, qui fait l’ange fait la bête.
Il y a à boire et à manger dans ce livre, mais dans l’ensemble, il ne m’a pas plu et je me suis sentie peu concernée par son propos. Il a un ton geignard et une attitude de victime que je n’ai pas apprécié.
TTT - Très Bien "Qui d’entre nous n’a jamais entendu cette petite voix, hypercritique, despotique, increvable, qui nous dénigre et nous sabote, quoi que nous fassions ? Celle qui nous culpabilise à tort et à travers, de n’en avoir pas fait assez, ou pas comme il faudrait. Celle qui nous pousse à nous excuser, d’un peu tout et n’importe quoi, puis à culpabiliser de trop nous excuser. La pire, en somme, puisqu’elle se niche en nous, dans notre cerveau, et s’avère d’autant plus coriace à réduire au silence. Voilà pourtant la tâche (de salubrité publique ! ) à laquelle s’est attelée Mona Chollet dans son dernier essai : décortiquer les mécanismes de cet « ennemi intérieur », « ce noyau de haine de soi dont nous avons hérité et face auquel nous nous retrouvons si démuni·es et si seul·es »."
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