
Elantris Tome 0 Elantris - Intégrale
Résumé éditeur
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l’avis des lecteurs
Je lis — enfin — ce célèbre auteur prolifique de fantasy. J’ai profité d’une Lecture Commune pour découvrir son premier roman publié.
Dans un monde imaginaire, Elandris était autrefois la plus belle cité du pays Arelon, celle où s’installaient ceux qui avaient été touchés par le « Shaod » (une transformation surnaturelle). Devenus hommes et femmes à la peau argentée et aux chevaux blancs, ils étaient capables de dessiner des aons dans l’air, à savoir des signes qui avaient une fonction magique.
Mais dix ans avant le début du roman, le Reod s’est abattu : les Elantriens sont devenus pourrissants, ils ne « vivent » plus et ressemblent à des morts-vivants. La magie des aons elle-même a disparu. Si auparavant, n’importe quel habitant pouvait être touché par le Shaod, aujourd’hui c’est le Reod qui frappe au hasard. Les victimes sont confinées à Elantris, aujourd’hui une cité putréfiée où la vie est épouvantable.
Un jour, la princesse Sarène arrive d’un royaume voisin pour épouser le prince héritier du pays, Raoden. À son arrivée, elle apprend que le prince vient de mourir. Ce qu’elle ignore, c’est qu’en réalité son fiancé Raoden a été touché par le Reod et il a été enfermé dans l’enfer d’Elantris. En parallèle, le gyorn Hrathen, grand prêtre de la religion Shu-Dereth, est envoyé à Arelon pour préparer la conversion — par tous les moyens — des habitants, sinon le pays sera envahi et converti par la force.
Nous suivons alternativement les trois narrateurs : Raoden (le prince enfermé à Elantris), Sarène (la princesse, sa fiancée) et Hrathen (le grand prêtre).
Tout d’abord, j’ai été surprise par le ton du roman : c’est beaucoup plus « jeunesse » ou « young adult » que ce que je pensais. Sarène est une « Mary Sue » (personnage féminin idéalisé, qui ne commet jamais d’erreurs), et aussi, dans une moindre mesure, le prince Roaden. Leur bienveillance confine parfois à la naïveté, alors qu’ils sont destinés à être des dirigeants d’Arelon. C’est aussi le cas d’une série de personnages secondaires qui les entourent. On a les gentils, on a les méchants.
Le méchant en chef est censé être Hrathen, qui est missionné pour convertir Arelon, avant une potentielle invasion (la religion Shu-Dereth a son chef suprême Wulf qui est aussi le dirigeant de l’Empire voisin Fjordell : la politique et le religieux sont ici fusionnés, alors que les autres religions n’ont pas cet aspect politique). Mais Hrathen est plus intéressant que les autres protagonistes, car il est rationnel et secondé par Dilaf, un intégriste exalté et dangereux. À son contact, Hrathen se pose des questions sur sa propre mission et sur la religion. C’est clairement le personnage le plus nuancé, avec une profondeur et des hésitations dont sont dépourvus tous les autres.
Mais l’ensemble du roman est parsemé de bons sentiments, et parfois, j’ai soupiré. Les héros sont tous bons et valeureux, portent en étendard de belles valeurs et ne font que de bonnes actions pour les meilleures raisons qui soient. Ouf. Et à part le grand prêtre Hrathen, les méchants sont affreusement méchants.
Ensuite, si le roman commence bien, très rapidement il patine. La première moitié est loooooongue, quelqu’un aurait dû prendre une hache pour couper des passages entiers. Même s’il se passe des choses, la plume ne met rien en valeur. Quand c’est la première moitié d’un pavé de 800 pages (édition poche), eh beh, on doit s’accrocher pour ne pas abandonner.
Heureusement, les rebondissements arrivent — enfin — et les chapitres raccourcissent pour se concentrer sur l’action. Mais là aussi, ça pêche parfois, et ça se termine avec quelques retournements magiques TGCM (Ta Gueule C’est Magique) pour sauver nos héros.
D’autre part, le style est quelconque, les actions sont trop rapidement décrites (c’est dingue pour un tel pavé), et j’ai trouvé dommage d’avoir un univers imaginaire sans descriptions.
Bref, une déception en ce qui me concerne. Peut-être parce que c’est son premier roman ? J’ai du mal à imaginer que Brandon Sanderson a pu avoir un tel succès avec des romans de ce genre.
Il y a 10 ans, Elantris était une merveille, sa magie resplendissait, ses habitants, des humains pris au hasard et changés au milieu d’une nuit, étaient immortels et pouvaient changer la pierre en nourriture ou en or d’un seul geste.
Puis vint la déchéance, sans que personne ne sache pourquoi, du jour au lendemain la ville et ses habitants sont tombés malade, ils ont commencés à pourrir sur place, sans pouvoir mourir, et la ville est tombée en ruine, ses murs, pierres, et métaux rongés jusqu’à l’os.
Chaque personne qui se transforme continue à etre transférée dans la prison qu’est devenu la ville. pour y souffrir éternellement.
Sarène, princesse d’un autre royaume se rend en Aleron, le petit royaume que les humains survivants d’Elantris ont créé depuis sa chute, pour y épouser le prince héritier. Mais une fois débarquée on lui apprend que le prince est mort pendant son trajet d’une maladie soudaine. Elle est obligé de rester sur place car une des clauses du contrat de pré-mariage qu’elle a signé stipule que si l’un devait mourir, le survivant serait considéré marié et devrait rester fidèle jusqu’à la mort.
Pendant ce temps nous apprenons que son époux n’est pas vraiment mort, en fait il a été touché par le Reod, la malédiction d’Elantris, et qu’il ère désormais dans la ville maudite en essayant de survivre….
Nous suivons donc, en parallèle de la survit du prince, les aventures politiques de Sarène qui essaye de sauver son pays d’adoption des manigances du Fjorden, l’empire concurrent d’Elantris qui depuis sa chute tente de conquérir ses restes …
Ce roman est l’un des derniers qu’il me restait à lire de Mr Sanderson avec L’âme de l’empereur, et ça a été une bonne découverte.
Les personnages sont bien décrits et très attachants, on souffre avec Roaden, on est frustré avec Sarène qui est obligé de se faire passer pour une idiote car le roi n’a que faire des femmes qu’il considère avec mépris.
J’ai tout a fait accroché aux revendications féministes de Sarène, sa façon de prendre les règles au pied de la lettre et de les détourner subtilement, aussi bien qu’a l’envie d’ordre dans le chaos de Roaden, même si j’avoue que tout ce qu’il fait ne m’a pas vraiment surpris, je n’en attendais pas moins de lui donc il reste attachant. J’ai même aimé suivre Hraten, ce prêtre venu convertir Aleron à sa religion et qui s’avère plus complexe que prévu.
Le fait de suivre trois points de vue est intéressant car on croit vraiment tout savoir et donc on est surpris quand il s’avère que non, la situation étant bien plus complexe que ce qu’elle semble au première abord.
Bon certes l’histoire est un peu linéaire, et même si la fin surprend car on ne s’y attend pas, les personnages reste quand même assez caricaturaux dans leur genre et ne surprennent pas par leurs actions ni par leur évolution.
En résumé bien que j’ai passé un excellent moment avec ce lui, il ne rentrera pas dans mes coups de cœur car il est un peu trop léger et facile à mon goût.
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