
Détective Bill Hodges Tome 2 Carnets noirs
Résumé éditeur
livré en 5 jours
livré en 5 jours
l’avis des lecteurs
Ce roman est une suite indirecte de Mr Mercedes. Il se divise en deux parties. La première reprend un thème cher à l’auteur : Celui de l’écrivain en butte à un fan déchaîné. John Rothstein a connu un grand succès dans les années 1950 avec sa trilogie Jimmy Gold qui raconte l’histoire d’un jeune Américain anti conformiste, qui se range dans le dernier tome pour devenir un simple agent d’assurance vivant dans un pavillon de banlieue. Après il s’est mis au vert, écrit pour lui-même sans rien publier depuis plus de vingt ans. Morris Bellamy, un jeune psychopathe grand fan de Jimmy dont il a fait son modèle, ne peut accepter l’évolution de son personnage fétiche. Un bruit court que l’auteur a écrit un quatrième tome. Avec deux voyous de ses amis, Morris tue l’écrivain pour le punir et cambriole son coffre qui contient plus de vingt mille dollars et surtout cent trente carnets inédits. Commettent un viol quelques jours après, il ne peut profiter de son crime, il est incarcéré pour trente six ans.
Dans la deuxième partie, nous rencontrons la famille Saubers, dont le père Tom est l’une des victimes de Mr Mercedes. Il a été gravement blessé et ne peut retrouver de travail. La situation se détériore rapidement, les parents sont au bord du divorce, le jeune Peter, treize ans, aussi passionnée de littérature et fan de Jimmy Gold mais raisonnable, tombe par hasard sur le trésor enterré des décennies plus tôt par Morris. Quatre ans plus tard, il se trouve dans une position difficile, Bill Hodges et ses acolytes Holly et Jerome voleront à son secours.
On retrouve tous les éléments qui font la qualité des romans de Stephen King, la mise en place est lente et détaillée, ce qui nous permet de nous immerger complètement dans l’intrigue. Comme d’autres lecteurs, j’ai regretté que le trio d’enquêteurs n’interviennent pas plus tôt, mais c’est le seul bémol. La thématique rappelle bien sûr Misery, lu il y a des années. L’intrigue est très bien ficelée et le suspense se maintient jusqu’au bout, la tension monte peu à peu. Ici, on est dans un pur polar sans aucun élément fantastique.
La thématique principale est le rapport d’une oeuvre avec ses lecteurs, que se passe-t’il quand une personne déséquilibrée comme Morris s’identifie à son héros favori au point de perdre tout discernement ? La vie de ce héros de fiction vaut plus que celle de son auteur pour lui. Peter s’oppose à Morris, il apprécie aussi l’oeuvre de cet auteur mais de manière raisonnable, la littérature lui ouvre l’horizon et l’esprit. Cette opposition connaitra une fin dramatique.
King nous parle aussi de l’envers du rêve américain et il excelle dans ce domaine. Il dépeint une société marquée par la crise économique et sociale, des familles dévastées par le chômage, la maladie où les pouvoirs publics apportent peu d’aide.
J’ai beaucoup aimé l’évolution de Holly depuis le premier tome, elle prend de l’assurance et s’épanouit grâce à ses amis, elle a une relation qui se situe entre l’amour et l’amitié avec Bill. Elle prend des initiatives et ose sortir de son cocon, c’est un personnage très touchant. Je ne tarderai pas à terminer la trilogie.
En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges.
J’avais adoré Mr Mercedes, le premier tome de cette trilogie mettant en scène Bill Hodges. Carton plein une fois de plus avec ce deuxième tome qui montre que le King reste le maître dans son domaine.
Au début du roman, nous sommes plongés dans les années 70. Morris Bellamy est jeune mais il a déjà un lourd passé de délinquant derrière lui. Tombé littéralement amoureux d’une trilogie écrite par un certain John Rothstein, Morris n’approuve pas la fin de l’œuvre qu’il trouve trop convenue. Il décide de se rendre chez le vieil écrivain pour le braquer et s’emparer de ses précieux carnets de notes. Mais acculé, Morris assassine le vieil homme puis planque les carnets. Retour à la case prison pour lui. Trois décennies plus tard, le jeune Pete tombe par hasard sur ces carnets qu’il utilise pour sauver sa famille de la faillite. Mais quand Morris Bellamy sort de prison, il n’a qu’une idée en tête: récupérer son bien le plus précieux…
Dès les premières pages, King m’a embarquée dans une histoire haletante. La violence éclate dès le départ et Morris n’aura de cesse d’incarner un monstre de perversité et de brutalité, le genre de type à éviter à tout prix. King nous en apprend plus sur son passé et essaie de lui donner des circonstances atténuantes mais malgré tout, il reste un personnage détestable, un raté. Et c’est là que le roman prend une dimension intéressante. Morris a nourri une passion pour les œuvres de Rothstein mais la littérature ne l’a pas sauvé. Aurait-il pu être meilleur s’il avait réussi ses études? Pas sûr tant la violence semble enracinée chez ce personnage d’une profondeur incroyable qui s’avère être un fanatique dangereux.
La mécanique terrible de King se met en place au fil des chapitres. Le jeu entre le passé et le présent vient renforcer cette idée. Le personnage de Pete agit comme le double positif de Bellamy. C’est ce qu’aurait pu devenir Bellamy s’il n’avait pas emprunté des chemins de traverse. King nous livre ici un combat entre deux personnages qui se ressemble finalement beaucoup. A la différence de Bellamy, Pete choisit de s’emparer des carnets non pour son propre compte mais pour celui de sa famille, pour l’aider. Il est fan de Rothstein mais pas fanatique comme Bellamy!
Les carnets sont aussi un personnage part entière du livre, agissant un peu comme des objets magiques auxquels les personnages vont succomber peu à peu, les uns après les autres. King rend ici un vibrant hommage au pouvoir de la littérature et de la lecture, faisant de Pete le lecteur idéal, à la fois innocent et intelligent.
Et puis il y a aussi Bill Hodges, le policier à la retraite qui arrive bien tardivement dans le roman sans que cela ne gêne le moins du monde l’intrigue. Ce n’est pas lui qui mène la danse pour le coup. Il sera juste là pour épauler et pour redresser les torts. Il permet aussi de faire le lien entre le premier tome de la trilogie et le troisième qui s’avèrera plus « fantastique ».
Avec ces « Carnets noirs », le King réussit un tour de maître, plongeant le lecteur dans la violence la plus totale, osant laisser de côté son personnage principal, rendant hommage à la littérature.
Livraison soignée
Nos colis sont emballés avec soin pour des livres en excellent état
Conseil de libraires
et des sélections personnalisées pour les lecteurs du monde entier
1 millions de livres
romans, livres pour enfants, essais, BD, mangas, guides de voyages...
Paiement sécurisé
Les paiements sur notre site sont 100% sécurisés