La controverse de Zara XXIII
  • Date de parution 22/02/2018
  • Nombre de pages 320
  • Poids de l’article 395 gr
  • ISBN-13 9782841728473
  • Editeur ATALANTE
  • Format 200 x 146 mm
  • Edition Grand format
Space Opéra et Planet Opéra

La controverse de Zara XXIII

4.18 / 5 (104 notes des lecteurs Babelio)

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  • Date de parution 22/02/2018
  • Nombre de pages 320
  • Poids de l’article 395 gr
  • ISBN-13 9782841728473
  • Editeur ATALANTE
  • Format 200 x 146 mm
  • Edition Grand format

l’avis des lecteurs

Je poursuis ma lecture des romans de John Scalzi avec toujours autant de bonheur et autant le dire d’emblée, j’ai adoré celui-ci. La controverse de Zara XXIII est un one-shot de type planet-opera publié chez l’Atalante. Le livre est paru aux États-Unis en 2011 mais est arrivé chez nous seulement en 2018. Dans la préface, John Scalzi explique que ce roman lui a été inspiré par des Hommes de poche de H. Beam Piper publié en 1962. Il a gardé la trame principale du récit mais l’a aussi considérablement changé. Il n’est pas nécessaire d’avoir lu des Hommes de poche pour profiter pleinement de La controverse de Zara XXIII.

Du planet opera à la sauce juridique

L’histoire se déroule dans le futur sur la planète Zara XXIII, colonisée par la Terre principalement pour les ressources dont elle dispose, ressources devenues extrêmement rares sur Terre. En plus, il se trouve que la planète dispose d’une atmosphère proche de la notre, ce qui est pratique. Le nom de la planète vient de la compagnie qui exploite les planètes : la puissante société Zarathoustra. Celle-ci donne son nom à la planète et à quelques bestioles y vivant. Zara XXIII dispose de plusieurs atouts pour la compagnie: il n’y a pas de vie intelligente répertoriée (des critères bien précis existent pour la définir) et on y trouve des pierres solaires (sortes d’opale extrêmement rares) qui font la fortune de celui qui en trouve un filon. Zara XXIII a ainsi une grande importance pour la compagnie minière Zarathoustra, tout en respectant bien entendu les règles strictes sur l’environnement qui stipulent que l’exploitation doit se faire le moins de dégâts possibles à l’écosystème.

Jack Holloway travaille pour la Zarathoustra en tant que prospecteur minier. Lors de sa dernière mission, il met à jour un énorme gisement de solaires, le rêve pour tout prospecteur. Mais un évènement va bouleverser sa vie, en rentrant chez lui, il découvre une espèce inconnue dans sa cabane dans la forêt: une espèce de chat bipède. Affublé d’une mignontitude à tomber, la créature fait craquer Jack qui va voir que la petite bête n’est pas seule, et désigner cette espèce les « toudous ». Toute la question est de savoir si les toudous sont doués de raison ou sont seulement des animaux.

Plaisir de lecture et réflexion

Le roman se concentre surtout sur la planète Zara XXIII et on sait peu de choses sur l’univers, sur comment les voyages spatiaux se font, sur les autres mondes colonisées. Le départ de la planète se fait par un ascenseur spatial. L’idée de la découverte d’une nouvelle espèce sur une planète n’est pas des plus originales. On la trouve notamment dans Lum’en de Laurent Genefort. Pourtant, cela fonctionne à merveille et on ressent un véritable plaisir de lecture avec ce roman.

John Scalzi construit avec brio son intrigue en imbriquant différents éléments à la manière d’un puzzle. Le style fluide et l’humour de l’auteur font merveille, le roman est un véritable page turner qui se lit presque d’une traite. Cependant, mine de rien, le récit nous fait réfléchir notamment à la préservation de la faune, à l’écologie au travers de la sur-exploitation des ressources, la corruption, la notion de justice. Les hommes n’apparaissent pas forcément sous un jour favorable, seulement guidés par l’appât du gain, prêt à tout pour l’argent et le pouvoir.

Une des autres réussites du roman est ses personnages variés et bien travaillés. Mais c’est surtout le personnage principal, Jack Holloway qui sort du lot. C’est un personnage ambigu, baratineur, grande gueule, nonchalant, égocentrique, manipulateur et pourtant grand cœur. Suivre ses aventures est un régal.

La controverse de Zara XXIII est ainsi un roman remarquable, un page turner qui arrive à nous faire penser à de nombreuses thématiques, un roman intelligent, drôle, brillamment construit, qui mêle lecture détente et réflexion. À découvrir sans hésiter!


C’est fou comme la littérature, comme la musique, pour moi, ont mille façons de m’atteindre ; qu’il s’agisse d’arriver jusqu’à moi ou de me toucher au cœur au moment de la lecture. Les chemins sont aussi multiples et divers que les étoiles au firmament, et c’est quand même exaltant. Très franchement, après la lecture et la chronique difficile de Vita Nostra, je sentais que j’avais besoin de respirer un peu. Seulement voilà, faible et influençable que je suis, lors de ma petite (raisonnable) razzia du catalogue de l’Atalante, j’avais demandé quel ouvrage je pouvais bien rajouter à ma commande. Et on m’avait beaucoup répondu John Scalzi, donc j’ai suivi l’engouement. Je ne referais pas mon laïus habituel sur les inconvénients de la hype, mais vous comprendrez sans peine que je n’étais pas pleinement serein à l’ouverture du roman.

Trente pages, à peine, et c’en était fini de l’angoisse. Je réfléchissais déjà à comment il allait me falloir faire un effort dans le développement de cette chronique, au delà d’un hypothétique – à ce moment-là – « Mais c’est beaucoup trop bien, lisez-en! ». Le but de cette chronique sera bien donc de vous convaincre que La Controverse de Zara XXIII est un excellent roman, mais aussi de vous pencher sur le reste de la bibliographie de John Scalzi comme je vais désormais m’atteler à le faire, tant les perspectives dessinées par ce roman m’enthousiasment. Allons-y.

Jack Holloway est prospecteur indépendant aux méthodes peu conventionnelles, sur la planète Zara XXIII, aux ordres de la corporation Zarathoustra. Au hasard d’un de ses débordements habituels, il découvre un gisement de pierres solaires, un minerai rarissime et infiniment précieux qui excite ses convoitises comme celles de ses supérieurs. Au milieu des tractations et négociations judiciaires, un nouvel élément vient encore plus perturber la situation. Une étrange petite famille d’adorables bestioles indigènes est venue s’installer chez Jack, et il semblerait bien qu’elles soient douées d’une intelligence qui justifierait le retrait de Zarathoustra de Zara XXIII selon les lois coloniales en place ; la planète leur appartenant de droit, tout comme le gisement.

Commençons donc, si vous le voulez bien, par un constat heureux : je n’aurai rien de mal à dire sur ce roman. Rien du tout. Il a été un plaisir continu, sans aucune ombre à porter au tableau. Ce qui complique un peu la tâche de la chronique, il faut bien le dire, parce que du coup, je galère à décider par quel bout je peux bien la prendre pour pouvoir en dire au mieux tout le bien que j’en pense sans tourner en rond. Alors autant commencer par le plus évident, et sans doute ce dont j’avais besoin et qui m’a fait tant de bien à la lecture : sa légèreté. Mention spéciale aux dialogues et à leur excellente traduction par Mickael Cabon, qui m’ont très régulièrement fait sourire et quelquefois rire à haute voix. J’ai même tapé du pied par terre de contentement à un moment. Le roman est donc très drôle, dans une ambiance qui ne serait pas sans rappeler les films d’action/aventure les plus décomplexés en terme de ton, malgré son accent sur une intrigue très bureaucratique ; sachant jongler entre one-liners et une intrigue plus sérieuse, dosant juste assez son sérieux lorsqu’il le faut. Pensez à un crossover improbable et pourtant réussi entre Star Trek et Suits. Jack Holloway est une joyeuse machine à punchlines, et c’est un plaisir sans borne de le lire faire le malin tout le long du roman, sans pour autant tomber dans un quelconque cliché de macho viriliste un-peu-bas-du-front-mais-attachant. Au contraire, c’est un personnage d’une très belle complexité, avec une histoire riche et un superbe arc d’évolution le long de cette intrigue. L’alchimie globale est habile et redoutablement efficace, notamment dans les rapports entre les personnages qui sont très organiques, malgré une certaine économie de moyens à mettre au crédit de Scalzi, qui préfère jouer sur le rythme au dépens d’un temps à prendre pour tout développer. Et pour autant, j’ai le sentiment que rien n’est perdu ; son sens de la synthèse est à saluer, redoutable.

Car au delà du rire, ce roman demeure très intelligent. En complément à l’espièglerie de l’auteur qu’on devine derrière celle de ses personnages, je dirais que l’adjectif parfait pour le décrire s’avère être, de fait, « malin ». Car sous le vernis de la comédie, l’intrigue est assez captivante, et l’humour agirait presque comme une diversion. Nous passons en effet tellement de temps à rire ou à plus simplement nous amuser que certains détails passent inaperçus et reviennent nous surprendre quelques pages plus tard, ayant entre-temps évolué dans de nouvelles dimensions. Le plaisir est alors double, de voir avancer l’intrigue d’une façon très logique, et de s’être un peu fait avoir quand même, mais avec une souplesse et une classe qui fait juste hocher la tête et apprécier l’instant comme la manœuvre. Comme un tour de magie en somme, avec ce que cela suggère de jeu avec le lecteur averti qui essaie de voir venir certaines choses mais qui finit quand même par se faire avoir. Et le roman est tout entier rempli de ces petits moments de magie, qu’on peut apprécier comme un lecteur ou comme un acharné d’analyse comme moi, ayant pu prévoir certains événements, et m’étant fait absolument mystifier par d’autres.

Mais que mon insistance sur le côté le plus léger ne vous leurre pas, La Controverse de Zara XXIII est loin de n’être qu’une comédie ; avec tout le respect que j’ai pour la comédie comme genre à part entière. Mais je n’aime jamais autant ma comédie que lorsqu’elle permet à d’autres genres et ambitions que le rire seul d’avancer masqué.e.s. Surtout quand c’est bien fait. Et bon sang que John Scalzi semble savoir bien faire ! Tout le roman est une remarquable expérimentation de notre rapport à l’altérité, à notre incapacité chronique à sortir de nos schémas préconçus, une ode à l’importance de savoir faire un pas de côté, à la nécessité cardinale de savoir fournir un effort pour parfois changer de perspective ; précisément ce pour quoi j’estime que la Science-Fiction est un genre majeur trop longtemps boudé pour des raisons mesquines. Toutes les réflexions que les personnages formulent autour de ces « petites bêtes » indigènes ont beau être liées à des questionnements bassement financiers et matérialistes, elles soulèvent pour autant beaucoup d’excellentes questions à notre propre rapport aux autres, dans des circonstances pourtant bien moins exotiques que celles du roman. Les cibles des attaques de Scalzi sont évidentes, et peut-être un peu faciles, mais les attaques elles-mêmes n’en perdent pas pour autant de leur efficacité, ni de leur valeur profondément cathartique, puisqu’elles sont aussi actuelles que le propos de l’auteur sur bien des points. Et ce rapport à notre actualité est excessivement agréable à lire, surtout en sachant si bien équilibrer les moments de légèreté avec des moments de gravité ou d’émotion, appuyant le cœur du propos lorsqu’il le faut.

Ce roman fut un plaisir à lire, du début à la fin. Il a su me faire sourire, rire, réfléchir, saluer ses tours de passe-passe narratif, tout ça sans que je ne vois jamais le temps passer, submergé que j’étais par le simple kiff de lire un roman aussi simple et qui pourtant ne se complaît dans aucune facilités, parvenant même à vulgariser très intelligemment et malicieusement bon nombre de ses enjeux. J’ai été séduit comme rarement, c’est aussi simple que ça. Pour ce volume au moins, il me semble bien que l’engouement général est amplement mérité ; et j’ai très hâte de vérifier à quel point il le sera dans les suivants dont je me ferai acquéreur. Je vous conseille de faire la même chose.


Ce livre est excellent ! J’ai adoré.

C’est vraiment à la fois fun, intelligent, page-turner et que dire de plus en dehors du fait que je me suis éclatée..

On suis Jack, un ancien avocat qui est devenu prospecteur minier sur Zara XXIII après avoir été radié du barreau sur Terre.

Et voila que deux choses contradictoires lui tombent dessus en même temps : il trouve LE filon de la planète qui rien qu’avec son faible % pourrait le rendre milliardaire à condition que la compagnie puisse l’exploiter, et il fait la connaissance avec des êtres inconnus qui se révèlent être bien plus intelligent que prévu. Les Toudoux sont poilus, adorables comme des chats et jack les prends en amitié très rapidement.

Le problème c’est que si les Toudoux (le nom que Jack leur a donné lors de leur première rencontre et qui restera jusqu’au bout) sont déclarés espèce intelligente, la compagnie qui emploie Jack et qui mine la planète va perdre tout ses droits sur les trésors enfouis sous sa surface !

Un bien grand dilemme pour Jack? Peut être pas finalement si il arrive à faire en sorte que ses 2 objectifs soient résolus en même temps …

Pour info ce livre est une ré-écriture du livre Les hommes de poche de Henry Beam Piper.

On est ici sur un thriller juridique dans un monde de SF. Dit comme ça on pourrait se dire que ça pourrait ne pas sembler très sexy mais en fait détrompez vous c’est vraiment sympa.

Ici on joue avec le système judiciaire à coup de procès, de jurisprudence et d’accords entre les différentes parties. L’intrigue est vraiment bien faite parce que tout du long on se demande bien ce que veux vraiment Jack parce qu’il semble jouer sur tous les tableaux et ce n’est vraiment qu’à la toute fin qu’on le découvre. L’humour détend le coté qui aurait pu être un peu rébarbatif et le personnage de Jack est super bien trouvé.

Jack est un personnage ambiguë du début à la fin. Il a un coté baroudeur et tout du long on se demande si il joue pour sa pomme, cherchant à gagner le maximum d’argent sur le dos de la compagnie dans des manœuvres complexes et bien pensées et si c’est vraiment un hasard que les Toudoux y trouvent leur compte en même temps.

D’autant plus qu’il donne l’impression de juste vouloir impressionner son ex-copine, qui est la biologiste qui a évoqué en premier la possibilité d’intelligence chez les Toudoux. J’ai aussi vraiment apprécié sa relation avec le nouvel copain de celle ci. Contrairement à ce qu’on pourrait penser les deux hommes s’apprécient beaucoup et deviennent très vite de bons amis malgré le coté roublard de Jack.

Ce trio de personnage était excellent au final, j’ai adoré leurs interactions.

Un autre point important est comment, sous couvert d’humour l’auteur arrive à traiter des sujets intéressants comme la colonisation, l’éthique, la sur-exploitation des ressources, la toute puissance des très grosses entreprises qui jouent avec les lois avec leur services juridique … Et c’était jouissif de voir celles ci se faire dévorer vivantes par une seule personne.

Bref, pour moi ce livre est l’un des meilleurs Scalzi.

J’ai passé un excellent moment et j’en redemande !

17/20


Découvrir un nouvel auteur dont vous avez énormément entendu parler et qu'on vous a beaucoup recommandé, c'est toujours à double tranchant : soit on est fan et c'est le top, soit on n'aime pas du tout et alors grosse pression lorsque l'on donne son avis. John Scalzi est un auteur de SF que je voulais découvrir depuis longtemps. La série Le vieil homme et la guerre ne me tentait que moyennement et j'ai longtemps hésité entre Les enfermés et La controverse de Zara XXIII. Les éditions l'Atalante m'ayant envoyé en SP (merci beaucoup ;) ): La controverse Zara XXIII, ce fut donc ma première lecture de l'auteur.

 

Prospecteur indépendant sur une des planètes minières de la toute-puissante compagnie Zarathoustra, Jack Holloway découvre un filon d'innombrables pierres précieuses dont une seule suffira à le mettre quelque temps à l'abri du besoin... si les avocats de son client ne trouvent pas le moyen de l'en déposséder. Le même jour l'alarme de son domicile se déclenche. On s'est introduit chez lui. S'agit-il d'un cambrioleur ? Non ! L'intrus se révèle être une adorable boule de poils d'une espièglerie confondante. Mais sans doute ne vit-elle pas seule sur cette planète... Bientôt, les cadres de la compagnie s'avisent du problème : si le petit peuple à fourrure de Zara XXIII est doué de raison, c'en sera fini de l'exploitation de son sous-sol par une entreprise étrangère. À leurs yeux, la solution est simple : tout faire pour que ne soit pas reconnue cette intelligence. Ainsi débute La controverse de Zara XXIII.

 

Nous voici projeté dans un futur où l'humanité peut se déplacer de planète en planète et ceci principalement pour trouver de nouvelles ressources en matières premières. Ainsi la société Zarathoustra fait parti de ses colosses qui pillent légalement de nombreuses planètes pour le bien de la société de consommation humaine... et Zara XXIII est la 23e planète dont la Zarathoustra explore le sous-sol. Exploration réalisée par des sous-traitants, c'est à dire des prospecteurs indépendants qui toucheront un pourcentage sur toute découverte qu'ils pourraient faire. Jack Holloway est un de ses prospecteurs, il travaille sur Zara XXIII depuis plusieurs années, et son dernier tire d'explosif a aussi surement défiguré le paysage que mis à jour le gisement de solaires du siècle ! Faisant de lui à la fois un homme riche mais également un cailloux dans la botte de la Zarathoustra. Et alors que l'ancien avocat savoure son succès, une rencontre à son domicile complètement inattendue avec ce qui semble être une nouvelle espèce de mammifère pourrait bien changer l'avenir de la planète. Car voyez-vous les lois sur la préservation des planètes où une race intelligente est découverte sont strictes : pas d'exploration ni d'exploitation minière. Autant dire que Jack Holloway va devenir de plus en plus gênant pour son employeur.

 

- Je n'arrive pas à croire que je sois encore obligé de revenir là-dessus. Ne va pas t'imaginer que je manque d'estime pour ton rôle dans notre équipe, Carl. J'en ai. Beaucoup. Cependant, je ne puis m’empêcher de penser que, d'une certaine façon, j'ai du mal à communiquer avec toi. Combien de fois avons-nous discuté ? Dix ? Vingt fois ? Pourtant, à chaque sortie, on dirait que tu oublies tout ce que tu as appris. C'est décourageant. Dis-moi que tu comprends ce que je viens de dire.
Carl leva les yeux vers Holloway et aboya.

 

Un récit plein d'humour et addictif

Ce qui m'a tout d'abord marqué en commençant La controverse de Zara XXIII, c'est l'humour qui transparait du texte. Un humour parfois grinçant parfois acerbe mais qui donne au récit un coté pas tout à fait sérieux qui est accrocheur. Le livre dans sa forme est plutôt classique : ce livre est un one-shot, avec un seul point de vue. Les cent premières pages sont passées tranquillement : découverte de la planète, du fonctionnement de ces grosses sociétés minières et de notre personnage principal, du classique. Mais passé ce stade, le récit prend de l'ampleur, se complexifie au fur et à mesure et devient extrêmement addictif. Pas moyen de refermer le bouquin ensuite, j'étais trop accroc pour ne pas avoir le fin mot de l'histoire.

 

Chad, voilà ce que j’avais en tête quand je disais que tu es quelqu’un de bien. Permets-moi de le présenter ainsi : dans la vie, on perd ou on gagne. Mais, si tu échoues, cela ne veut pas dire que ton adversaire doit l’emporter. Tu me comprends ? 

 

Un planet opera inventif

Il faut dire qu'en 300 pages, John Scalzi développe un planet opera aux petits oignons dans lequel de nombreuses thématiques passionnantes sont mises en avant. Et il le fait avec une certaine "simplicité" très efficace. Dans La controverse Zara XXIII, on parle d'exploitation des sous-sol, d'écologie, de patrons voyous, de sécurité au travail, de préservation des espèces et même de l'impartialité de la justice ! Mais franchement, le plus intéressant dans ce récit de SF c'est la personnage principal choisi par l'auteur ou comment un anti-héro du genre avocat véreux et asocial chronique devient le porte drapeau d'une nouvelle race extraterrestre. C'est, je dois dire, très savoureux à lire. Un style simple, des personnages hauts en couleur, un chien adepte des explosifs et des chats extraterrestres qui pourraient révolutionner Youtube, tous les ingrédients sont là pour un roman de SF atypique et accrocheur !

- Quel opinion vous inspire M. Holloway ?

- Ai-je le droit de dire des grossièretés ?
- Non, intervint Soltan.
- Alors disons que nos relations sont tendues.
- Pour une raison particulière ? demanda Meyer.
- Combien de temps me donnez-vous ?
- Contentez-vous de nous résumé la situation.
- Il contourne les directives de l'ACPE et de la compagnie, il cherche tout le temps la petite bête, il joue les juristes en permanence, il m'ignore quand je lui dis qu'il n'a pas le droit de faire quelque chose et c'est globalement un sale type, répondit Bourne, le regard rivé sur Holloway.
- Aucune qualité ? demanda Meyer, quelque peu amusée.
- J'aime bien son chien.

Vous aimez les lol cats ? Alors vous aimerez La Controverse de Zara XXIII

Au final, John Scalzi nous propose un Planet Opera sans complexe où la SF "classique" côtoie un humour incisif, des détails parfois loufoques et une histoire juste excellente. J'ai adoré suivre Jack Holloway et son chien dans cette histoire entre gros sous et rencontre du troisième type. Des dialogues incisifs, un récit à rebondissements dans l'univers d'une grosse compagnie minière : définitivement une très bonne lecture à mettre en toutes les mains, fan de SF ou pas !

 

Un grand merci à Lianne, Yogo et Le Chien Critique pour cette découverte ! Un auteur que je vais m'empresser de continuer à lire ;)

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