
Boudicca
Résumé éditeur
Retiré de la vente
l’avis des lecteurs
Eeeet je continue mon marathon Jean-Laurent Del Socorro ! Première lecture de Mars : son roman Boudicca, en lecture commune avec mon amie Véronique Parrenin 🙂 Une petite lecture fort à propos, puisqu’on parle de guerre dans ce roman (pas que mais enfin, c’est pour introduire vous voyez ?). Et donc Mars, guerre. Tout ça. Voilà. Bon donc Boudicca, un roman assez court, lu rapidement.
Mon avis sur le pouce
- Un roman de fantasy historique : deux axes chers à Jean-Laurent Del Socorro. On retrouve ces deux ingrédients dans Royaume de vent et de colères puis dans Du roi je serai l’assassin. Si l’aspect historique est évident ici, j’ai trouvé la fantasy vraiment ténue voire absente. Quelques traces d’onirisme, des croyances qui tendent à brouiller la frontière entre réel et imaginaire… J’avoue que j’ai manqué un peu d’imaginaire tout de même.
- Boudicca, déclinaison romanesque de Boadicée, une figure historique méconnue. En tout cas, je ne la connaissais pas du tout, c’était une découverte pour moi. Comme la situation politique des différents clans de l’Angleterre à l’époque et la mainmise de Rome sur ces terres (il faut dire que je suis nulle en Histoire – j’espère que ma maman et Aelinel ne lisent pas ces lignes).
- J’ai aimé découvrir cette femme, à la fois enfant, puis femme, amante, reine et cheffe de guerre. D’ailleurs, les trois parties du roman dressent son portrait dans cet ordre. Malgré un récit à la première personne, on sent le regard de Jean-Laurent Del Socorro porté sur cette femme. Et je l’ai trouvé touchant, plein d’humanité. Il dépeint une femme complexe, tout en nuances et contradictions parfois. Il s’en dégage beaucoup de réalisme, mais aussi une touche de liberté bienvenue, associée à des valeurs de tolérance.
- Une intrigue qui ne m’a pas passionnée. C’est là que le bât blesse pour moi. Le roman ne m’a pas transcendée. Il est court, et assez factuel. Il n’approfondit pas vraiment les personnages ni les événements, qui se suivent de manière très linéaire. Ca se lit vite et bien, mais un peu trop à mon goût. Il m’a manqué de la tension, des enjeux.
Les joies des lectures communes
Si je l’avais lu Boudicca seule, nul doute qu’il ne m’en serait pas resté grand chose. Cependant, je l’ai lu en même temps que Véronique, et on a échangé chaque soir sur notre lecture du jour. On a pu partager nos ressentis.
C’était le premier roman de l’auteur pour Véronique, qui découvrait sa plume avec intérêt et ravissement. Du coup, elle n’avait pas mes attentes découlant des deux autres romans que j’avais lus avant. Cela lui a garanti une bonne lecture. Et j’ai pu profiter de ses retours positifs pour voir les choses un peu autrement. Notamment Boudicca, que j’ai appris à connaître et à apprécier au fil du récit.
C’était assez rigolo en fin de seconde partie d’échanger sur cette intrigue un poil trop linéaire et sans grand méchant : nous avons été servies dans la dernière partie, qui concentre rebondissements et péripéties à un rythme presque frénétique ! J’ai commencé à apprécier vraiment ma lecture à ce moment, mais dommage… c’était déjà fini 🙁
En bref…
Boudicca est un roman qui ne m’a pas transcendée. Jean-Laurent Del Socorro dresse ici le portrait romanesque d’une femme historique oubliée, et la dépeint de manière réaliste, et touchante. Le roman est agréable à lire, apportant quelques touches d’onirisme à des événements historiques là aussi mal connus. Il m’a manqué des enjeux dans ce récit trop linéaire pour me passionner, mais je suis contente de l’avoir enfin lu, en si bonne compagnie surtout 🙂
Jean-Laurent Del Socorro a publié sa première nouvelle « La Mère des mondes » en numérique aux éditions Le Bélial’. Son premier roman, Royaume de vent et de colères publié aux Éditions Actusf, a reçu en 2015 le prix Elbakin.net du meilleur roman de fantasy français.
J’avais adoré Royaume de vent et de colères et j’attendais le nouveau roman de Jean-Laurent Del Socorro avec impatience. Boudicca présente plusieurs points communs avec le premier roman de l’auteur mais il diffère par sa construction et sa narration centrée sur un seul personnage. Même si je garde une préférence pour Royaume de vent et de colères, Boudicca vient confirmer le talent d’écrivain de Jean-Laurent Del Socorro de très belle manière.
Boudicca est une biographie d’un personnage dont on ne sait que très peu de choses et dont les versions connues se contredisent. Les deux sources principales parlant d’elle sont Tacite et Dion Cassius, un historien grec. Boudicca a vécu de l’an 28 à l’an 61 en Angleterre, plus particulièrement dans le Nord Est de l’île, correspondant au Norfolk actuel. Elle fut la reine des Icènes, un des clans vivant dans l’Angleterre du premier siècle. Après de nombreux conflits, les clans étaient en paix et ont dû faire face à l’envahisseur romain qui voulait étendre son influence et son territoire. La puissance de l’armée romaine, appelée les aigles dans le roman, est bien connue et leur résister apparait mission impossible. Mais c’est mal connaître Boudicca et les chefs de clans (toute référence à Kaamelott ne serait pas voulue de ma part :)).
Jean-Laurent Del Socorro nous présente Boudicca de son enfance à sa mort. Boudicca grandit sans mère, souffrant d’un père absent et lui reprochant inconsciemment la mort de sa mère en couche. Elle est néanmoins entourée mais reste quelqu’un de solitaire ayant du mal à se confier et prenant sa fonction très au sérieux. Le roman est raconté à la première personne par Boudicca et est centrée sur elle mais il laisse tout de même la place à d’autres personnages importants qui l’entourent tout au fil de sa vie, comme son mari Prasutagos, Prydain, le druide, ou encore Ysbal, une guerrière.
Le roman est très immersif de par sa narration à la première personne, qui nous plonge directement dans l’esprit de la reine celte, et nous fait ressentir une profonde empathie pour cette femme indépendante et forte. Malgré son statut de reine, Boudicca aura à lutter toute sa vie pour s’affirmer et être libre. Elle porte le roman sur ses épaules et même si l’on sait très bien comment tout va finir, on ne peut s’empêcher de s’attacher à elle. Elle m’ a fait penser par moment à William Wallace, désirant plus que tout cette liberté dont on veut la priver. Et comme j’ai des références de geek, elle a aussi un côté Sarah Connor quand elle dit presque mot pour mot une réplique de Terminator 2: » il n’y a pas de hasards. Seulement les choix que nous faisons ». Cependant, Boudicca n’est pas seulement une guerrière, c’est une mère, une amante, une reine qui se bat pour les autres autant que pour sauver un monde qu’elle aime.
L’aspect historique est très dominant dans le roman, apportant peu de surprises mais c’est logique puisque l’on est dans le récit d’une vie se voulant respecter l’histoire. Il y a peu de surnaturel, uniquement présent sous forme de songe et de croyances religieuses. L’univers est extrêmement détaillé, on apprend beaucoup sur le fonctionnement de la société celte, sur leurs croyances et la liberté qui est au centre de leurs vies.
Le roman impressionne par sa densité : il est court (240 pages) mais très intense et beaucoup de choses se passent. Il n’y a aucune longueur, tout est pensé au mot près. Rien n’est en trop et c’est presque trop court, tellement on aimerait rester au sein de cet univers. Le style de Jean-Laurent Del Socorro est d’une précision exemplaire, à la fois fluide et très immersif.
Jean-Laurent Del Socorro nous offre ainsi une plongée dans la vie celtique en racontant la vie d’une reine, d’une femme éprise de liberté. Le roman ne se centre pas sur l’action et les combats mais on ne s’y ennuie pas une seconde et il est très prenant. Le choix de la narration à la première personne apporte un aspect empathique très fort pour son héroïne. Jean-Laurent Del Socorro nous offre un très beau roman admirablement écrit.
Quatrième de couv’ :
Angleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ? À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne aujourd’hui encore la révolte.
Mon avis :
Après l’essai transformé avec Royaume de vent et de colères, je profite de la présence de Boudicca dans les pré-sélections du PLIB2018 pour le sortir surtout que ça faisait un moment qu’il me tentait :
Boudicca, l’Histoire :
Jean-Laurent Del Socorro s’est clairement inspiré des écrits de Tacite pour nous présenter Boudicca, autrement connue sous le nom de Boadicée, reine guerrière celte qui a rassemblé plusieurs tribus vers 60 après JC pour botter le cul des romains hors de l’île de Bretagne (l’actuelle Angleterre).
Boudicca, la femme :
La naissance de Boudicca coûtera la vie de sa mère. Son père, le roi des Icènes, Antedios, ne le lui pardonnera jamais et Boudicca vivra une enfance et adolescence très solitaire. Sa petite camarade de jeu, Jousse, deviendra son amante et le restera même après son mariage avec Prasutagos. Les peuples celtes étaient apparemment très libres sur le plan de la sexualité. Très jeune, elle sera entrainée au combat et remarquera avec un certain malaise qu’il n’y a que des hommes dans la soldatesque romaine, elle se rend vite compte qui sera doublement perdant si les envahisseurs amènent leur culture.
Boudicca, la mère :
Après une jeunesse privée d’affection, la maternité apportera apaisement et réparation dans le coeur de cette jeune reine. Après le regret d’être mère qui animait Axelle dans son premier roman, j’ai l’impression que les diverses facettes de la maternité intéressent beaucoup notre auteur et me demande s’il y aura de nouveau cette question soulevée dans son troisième roman avec une nouvelle thématique, une question à lui poser aux prochaines Imaginales s’il est présent ^^
Boudicca, la guerrière :
Même si le peuple Trinovante est avant tout une tribu ennemie, le désir de bouter les romains hors de l’île tout en aidant un frère d’armes, Caratacos, mettra Boudicca sur le champ de bataille où elle commencera à marquer les esprits. Après une première défaite et suite au changement de politique de l’Empire romain ainsi que la mort de Prasutagos, un évènement terrible dans la vie de femme et de mère de Boudicca la jettera de nouveau sur le chemin de la guerre et elle mettra le pays à feu et à sang sur son passage.
En bref, c’est avec plaisir que je découvre la vie d’une femme hors du commun même si bien sûr l’histoire est romancée, au moins j’ai un chouette aperçu du combat de Boudicca pour la liberté de son peuple.
Avant de lire Boudicca, je ne connaissais pas la plume de Jean-Laurent Del Socorro. C'est pourtant un auteur qui a fait une entrée remarquée dans le paysage des littératures de l'Imaginaire. En effet, son premier roman, Royaume de vent et de colères s'est vu récompensé en 2015 par le prix Elbakin.net du meilleur roman de fantasy française. Une distinction qui met en valeur la qualité de sa plume. Et je dois vous confier que j'ai un petit faible pour cet auteur que je découvre grâce à ActuSF dans le cadre du Prix Imaginales des bibliothécaires.
Jean-Laurent Del Socorro a choisi pour cadre la période troublée de la colonisation de la Bretagne par les Romains et pour héroïne Boudicca, la figure de la liberté de l'époque. En s'appuyant sur les quelques écrits que l'on a sur elle, notamment ceux de Tacite et de Dion Cassius, l'auteur nous retrace toute sa vie. Ce portrait qu'il nous dresse d'elle est quelque peu teinté d'ésotérisme, lui donnant ainsi un côté mystique et sacré. A la lecture de cette biographie, on la percevrait bien volontiers comme une prêtresse maniant la magie que lui ont insufflée les dieux afin de mener les hommes au combat.
Née en 28 ap J.-C, Boudicca est la fille d'Antedios et d'Andraste, les souverains du clan des Icènes. Elle commence à forger sa légende dès sa naissance puisqu'on la dit fille de deux Andraste faisant référence à sa mère morte en la mettant au monde et à la déesse éponyme qui lui a accordé malgré tout la vie. Elle grandit sans l'amour de son père qui la rend responsable du décès de sa femme. Cette absence fera d'elle la guerrière acharnée que l'on connait car toute son enfance et son adolescence, elle va les passer à apprendre à se battre. Formée à la guerre d'un côté et au bon maniement des mots grâce aux enseignements du druide Prydain de l'autre, Boudicca incarne parfaitement la figure de l'insoumission et de la liberté. Épouse de Prasutagos, elle n'en demeure pas moins libre de son corps qu'elle n'hésite pas à donner à sa confidente Jousse. Indépendante, elle consacrera sa vie à combattre l'oppresseur et à réaffirmer sa liberté et celle de son peuple.
La Boudicca de Jean-Laurent Del Socorro est une grande fresque historique qui met en exergue les anciens cultes et la puissance des combats du passé. Ici les signes qu'attendent les Icènes sont perçus comme des manifestations magiques prodiguées par les Dieux et interprétées par les Druides qui apparaissent comme leurs messagers. Pourtant dans son récit l'auteur dissémine une magie qui n'est pas ostentatoire. Elle y est discrète mais agit sans mal sur nous pour nous enchanter. Il est tout simplement difficile de ne pas être subjugué par le destin de cette femme meneuse d'hommes. Elle incarne un tel courage qu'elle est un symbole à elle seule. A la lecture de ce récit on comprend le parti pris que l'auteur a pris de nous raconter la vie de cette femme qui est digne des héroïnes des plus grands cycles de fantasy.
De plus, en redonnant vie à cette guerrière, l'auteur réaffirme le pouvoir que les femmes détenaient dans certaines civilisations. Ainsi pour les Celtes, elle est l'égal de l'homme. Or pour une civilisation considérée par l'Empire romain comme sauvage, on pourrait davantage la qualifier d'éclairée ou tout du moins d'ouverte d'esprit.
La force de Jean-Laurent Del Socorro est d'arriver à captiver son lectorat sur tout un pan d'Histoire. Alors que beaucoup se targuent d'y être réfractaires, avec lui point d'ennui tant il rend les faits passionnants.
Tout sérieux qu'il est, ce récit nous transporte avec délice au temps jadis. Plus que d'y faire couleur le sang, il est également un message à toutes les personnes qui souhaitent conquérir leur liberté.
J’avais appris l’épopée de Boudicca (Boadicée) grâce à un documentaire diffusé sur Arte il y a quelques années, qui évoquait avec panache la vie de cette reine du peuple Iceni faisant partie des Brittons (Celtes qui vivaient en Angleterre entre le 1er siècle av. J.-C. et le 1er siècle apr. J.-C.). Les historiens savent peu de choses sur elle, à part des bribes écrites par quelques auteurs latins : la révolte contre les Romains (peut-être parce que la reine Icène et ses filles auraient été violées, mais ce n’est pas sûr), la destruction du Londres romain par les Brittons qui massacrèrent la population, la défaite lors d’une bataille qui sonna le glas des Brittons et qui fut le prélude à leur disparition, voire leur génocide selon certains historiens.
J’attendais donc beaucoup de la lecture de ce roman, dont les critiques sont généralement positives.
L’auteur s’est documenté pour évoquer la civilisation brittonique, ses croyances, l’importance des druides, son esprit guerrier, la place significative des femmes dans la société… Et c’est bien le seul point que j’ai estimé intéressant dans le récit.
Comme on a peu d’informations sur la vraie Boudicca, un auteur a toute latitude pour créer son personnage. Malheureusement, j’ai trouvé que la Boudicca de Jean-Laurent Del Socorro avait une psychologie bâtarde et peu crédible : elle ne maîtrise pas suffisamment les mots (sic), car son père ne lui parlait pas et surtout seuls les druides maîtrisent réellement les mots (le traitement de la maîtrise des mots par l’auteur ne m’a pas convaincue), elle exprime mal ses sentiments même en son for intérieur, au point que j’ai parfois pensé qu’elle n’était qu’un personnage de papier. Elle a fini par me laisser indifférente. Par la suite, je suis restée perplexe quand les décisions de son mari amènent Boudicca à avoir à la fois plus de respect pour lui, mais moins d’affection… N’est-ce pas contradictoire ?
Quant au style du texte lui-même, j’ai l’ai jugé très plat, et c’est sans doute une des raisons qui ont amplifié mon désintérêt pour le caractère de l’héroïne. Pas grand-chose ne ressort de ce qui aurait dû être une épopée.
Pour finir, le paroxysme de la vie de Boudicca, à savoir la destruction du Londres antique et la défaite face aux Romains, est expédié lors des deux dernières pages. En seulement deux pages sont résumés les événements qui ont fait la célébrité de cette reine, qui est devenue dans l’imaginaire d’outre-Manche un équivalent de Vercingétorix…
Ce livre est une déception pour moi, peut-être parce que je connaissais le destin de ce personnage historique, et que j’attendais autre chose. Mais je ne peux m’empêcher de trouver dommage que les lecteurs qui découvrent cette reine avec ce roman ne réalisent pas son importance.
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