
Inspecteur Rebus Tome 20 Tels des loups affamés
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l’avis des lecteurs
Ian Rankin est le plus populaire de tous les auteurs de polars du Royaume-Uni, notamment avec la série des « inspecteur Rebus ». Dans une interview, il explique qu’il est parti d’une image pour écrire ce roman : celle de Big Ger Cafferty seul chez lui, visé par un homme qui le tient en joue depuis son jardin plongé dans le noir et d’une anecdote qu’il a entendue dans un petit village d’Ecosse où les gens partaient creuser les environs car la rumeur courait qu’un trésor y avait été enterré par des gangsters. Ian Rankin, fan de musique et qui a fait partie d’un groupe punk dans sa jeunesse, donne souvent à ses romans un titre d’album ou de chanson et c’est le cas ici avec le titre « even dogs in the wild » de « the associates ». « Tels des loups affamés » écrit en 2015 est le vingtième tome de la série : Rebus est à la retraite, toujours aussi bourru, mais il rempile avec joie comme consultant à la demande de ses ex-collègues, Siobbhan Clarke et Malcom Fox qui ont pris de l’importance au fil des romans.
« Décidément John Rebus n’est pas fait pour la retraite. Il ne s’intéresse ni aux vacances, ni au bricolage ; être policier, c’est toute sa vie. Alors quand l’inspectrice Siobhan Clarke fait appel à lui, Rebus saute sur l’occasion d’être à nouveau en première ligne.
Son plus vieil ennemi, Big Ger Caffety, a reçu une lettre de menaces et échappé à une tentative de meurtre. Il se trouve que la lettre est identique à celle découverte près du corps d’un juge célèbre, Lord Minton, retrouvé étranglé chez lui le même jour. Profitant de sa relation privilégiée avec Caffety, le caïd d’Édimbourg, et de ses contacts parmi les patrons du crime organisé concurrents, Rebus cherche le lien entre ces deux hommes ainsi qu’une troisième victime, un récent gagnant de la loterie.
Entretemps, Malcolm Fox, du service des Plaintes, a rejoint une opération secrète surveillant une famille de criminels de Glasgow. Leur arrivée à Édimbourg va déstabiliser les rapports de force existants et rendre l’enquête de Rebus encore plus compliquée.
L’homme est un loup pour l’homme, en ville comme dans la nature, et Rebus, Clarke et Fox vont tout mettre en œuvre pour arrêter ce tueur qui les menace tous. »
C’est un plaisir de retrouver Rebus qui a du mal à supporter la retraite et retrouve une nouvelle jeunesse en repartant au boulot avec en prime une liberté nouvelle : il est beaucoup moins obligé de tenir compte de la hiérarchie et n’a pas de rapports à rédiger…
Ian Rankin décrit une Edimbourg sombre où les truands installés et vieillissants sont attaqués « sans respect » par la génération montante, beaucoup plus violente qui n’a pas peur de déclencher une guerre des clans sanglante. Les trafics se gèrent comme des entreprises capitalistes ordinaires, il faut étendre son territoire ou disparaître et les jeunes loups de la pègre, parfois les fils, font peu de cas des statu quo de leurs aînés.
L’enquête se déroule sur fond de lutte de pouvoir entre différentes bandes mafieuses mais Rankin va dévoiler des pans bien plus sombres de l’histoire d’Edimbourg, remontant loin dans le passé, plongeant dans des crimes anciens, révélant la collusion entre la pègre et les puissants : des juges, des politiques, des flics haut placés, ces gens qui ont les moyens d’étouffer les affaires, de faire disparaître les preuves, d’intimider les journalistes fouineurs… Tout ça avec l’aide des gangsters qui en échange pouvaient se développer en toute impunité : les pires criminels ne sont pas forcément les truands. Même Big Ger Cafferty a certaines « valeurs »… Il refuse de parler aux flics, mais Rebus n’est plus flic, ils vont travailler ensemble et ces deux personnages, leurs relations toujours ambigües sont parmi les points forts de ce livre.
Ian Rankin construit son roman en suivant les différents protagonistes sur les dix jours de l’enquête ou plutôt des enquêtes imbriquées, entrecroisées brillamment. Les personnages jouent une partie d’échecs géante et dangereuse où chacun essaie de garder un coup d’avance tout en réagissant aux coups des autres. Tous veulent maîtriser les choses mais la surprise viendra de ce qu’on ne peut contrôler : les sentiments les plus profonds des êtres, leurs blessures les plus intimes.
Et l’intérêt du bouquin bascule bien au-delà de l’enquête, Ian Rankin parle des pères et des fils, de l’héritage que l’on transmet, que l’on reçoit, des traumatismes de l’enfance qui marquent à jamais. Cet élément déstabilise tous les personnages, les amène à s’interroger et les rend encore plus humains.
Un excellent polar, très noir et poignant.
John Rebus est increvable, inoxydable. C’est aussi une tête de lard. Et c’est pour ça que je l’aime et que je suis enchanté de le retrouver : Comme des loups affamés de Ian Rankin.
John est à la retraite. Et il s’ennuie ferme. Heureusement (si l’on peut dire), Big Ger Cafferty, l’ancien boss de la pègre d’Edimbourg contre qui il a bataillé pendant toute sa carrière est pris pour cible par un tireur maladroit. Et bien entendu il ne veut pas dire un mot à Siobhan Clarke. Celle-ci n’a d’autre solution que d’appeler John en renfort, et de le faire accepter comme consultant.
Dans le même temps Malcom Fox a rejoint une équipe venue de Glasgow pour surveiller deux truands, père et fils, les Stark, qui seraient à Edimbourg à la recherche d’un ancien employé et du magot qu’il a volé.
Darryl Christie, le nouveau caïd de la ville, Cafferty, et les Stark, cela fait beaucoup de monde sur le même gâteau. Quand en plus un ancien juge se fait assassiner, et qu’on retrouve chez lui le même mot de menace que chez Big Ger, on imagine bien qu’Edimbourg va vivre des jours agités. Ce qui n’est pas forcément pour déplaire à John.
Mais pourquoi donc aime-t-on tant les aventures de John Rebus ? Parce que si l’on fait la liste des qualités de ses romans, on pourrait croire que des comme ça, il y en a des tas :
Des personnages attachants, avec un héros tête de lard, râleur, qui ne lâche rien devant personne, sait être très désagréable, picole, fume, est plein de contradictions et sait faire preuve d’empathie. Ce n’est quand même pas le seul dans le polar !
La ville personnage à part entière du roman (là aussi, pas original !)
L’intrigue (toujours très bien troussée) et derrière le tableau des changements d’une société, avec un mise en lumière plus particulière sur ses disfonctionnements et la souffrance des plus faibles (toujours pas original dans le polar).
Alors pourquoi ? Mystère.
Les aventures de John Rebus, on les attend comme celles de Salvo Montalbano ou de Mario Conde. Comme le retour d’un ami sur lequel on sait qu’on peut compter, avec qui on va refaire le monde autour d’un verre. Il est fort Ian Rankin, quand il a vu que Malcom Fox tout seul ne faisait pas l’affaire, il a réussi à monter un groupe, avec John en vedette, accompagné de Siobhan, Malcom et même Cafferty !
Et on se régale chaque fois davantage. Ca doit être ça le talent.
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