Petit pays
  • Date de parution 23/08/2017
  • Nombre de pages 224
  • Poids de l’article 138 gr
  • ISBN-13 9782253070443
  • Editeur LGF
  • Format 180 x 110 mm
  • Edition Livre de poche
Biographies, Mémoires Burundi Famille Enfance 21em siècle

Petit pays

4.31 / 5 (11933 notes des lecteurs Babelio)

Résumé éditeur

Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l'harmonie familiale s'est disloquée en même temps que son «  petit pays  », le Burundi, ce bout d'Afrique centrale brutalement malmené par l'Histoire.Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d'orage, les jacarandas en fleur... L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.    Un livre lumineux.  Astrid de Larminat,  Le Figaro.  Un très beau premier roman, déchirant et incandescent, qui force l’admiration.  Yann Perreau,  Les Inrockuptibles.    Gaby n’est pas un petit Africain, c’est un enfant du monde emporté par la fureur du destin. Notre hantise commune.  Maria Malagardis,  Libération.    PRIX GONCOURT DES LYCÉENS / PRIX DU ROMAN FNAC / PRIX DU PREMIER ROMAN

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  • Date de parution 23/08/2017
  • Nombre de pages 224
  • Poids de l’article 138 gr
  • ISBN-13 9782253070443
  • Editeur LGF
  • Format 180 x 110 mm
  • Edition Livre de poche

l’avis des lecteurs

J’ai beaucoup aimé ce roman. Il débute déjà par un passage très poétique, fluide et agréable à lire. C’est un enfant de onze en qui raconte son histoire, la guerre à travers les yeux de l’innocence.

J’ai adoré découvrir ce pays, sa culture, son mode de vie, ses traditions. Mais en dehors de la découverte du pays, on découvre également la guerre qui sévit pendant cette période. On voit comment elle a débuté, pourquoi, et comment on réagi les habitants.

C’est un roman très intéressant et j’ai surtout apprécié le narrateur. Je pense que le fait que l’auteur ait décidé de mettre un enfant de onze ans n’est pas un hasard. En effet, à cet âge là, l’auteur était lui même traversé par des questionnements qu’il reporte sur le personnage de Gaby.

En effet, on découvre l’enfance de celui ci, ses amis, ses occupations, ses questionnements surtout sur le fait d’avoir une identité. Car la mère de Gaby étant immigrée, elle est Rwandaise d’origine mais vit au Burundi, et parle couramment le kinyarwanda, la langue du Rwanda. Mais pour Gaby qui vit au Burundi, il ne se considère pas comme Rwandais.

Gabriel m’a beaucoup touchée et m’a fait rire également comme dans ce passage, où il correspond avec une Française de son âge : «J’ai les yeux marrons donc je ne vois les autres qu’en marron. Ma mère, mon père, ma sœur, […] les copains, ils sont ont tous café au lait. Chacun voit le monde à travers la couleur de ses yeux. Comme tu as les yeux verts, pour toi, je serai vert».

Et la fin, cette fin. Elle m’a bouleversée, j’ai même pleuré. Cet enfant obligé de quitter son pays, sa maison, sa famille, ses amis. Cette fin est tellement émouvante, toujours racontée par l’enfant, puis l’épilogue, raconté, lui, par l’adulte. Gabriel plus âgé, qui se souvient de son pays, de ses proches, de son enfance.

L’épilogue est poétique, comme si l’auteur le chantait.


J’espère que mon avis vous aura plu et qu’il vous a donné envie de lire Petit Pays. N’hésitez pas à écrire dans les commentaires si vous l’avez lu, si vous avez déjà lu un livre de l’auteur, ou déjà lu un roman semblable.

Immense coup de coeur.


Un premier roman pour Gaël Faye qui nous vient au départ du monde de la musique et du rap.


Il est comme son héros franco-rwandais.


Gaby (Gabriel) au début de son livre nous parle d'aujourd'hui. Il est en France, il a trente-trois ans. Il a du mal à s'intégrer dans le pays de son père et a la nostalgie, l'envie d'un retour dans le pays de son enfance le Burundi.


Il est métis. Son papa est un entrepreneur français et sa maman est rwandaise exilée au Burundi depuis l'âge de quatre ans.


Du haut de ses dix ans, il nous raconte son enfance là-bas à Bujumbura avec sa soeur Ana. Une enfance idyllique dans un pays superbe, il a l'innocence de l'enfance, tout est merveilleux pour lui et ses potes : Gino, Armand, les jumeaux et Francis , tous des enfants d'expats.


La douceur des mangues volées chez la voisine, leurs 400 coups.


Il ne comprend pas la différence entre les deux ethnies HUTU et TUTSIE.


Il sait que les Hutus sont plus nombreux et ont un grand nez, et que les Tutsis sont grands et maigres au nez fin comme sa maman, et ils cohabitent ensemble. Mais très vite il sera confronté à la réalité et à la haine entre les deux ethnies. D'ailleurs chez lui Prothée et Innocent se disputent parfois.


Il comprendra l'ampleur des différents qui les animent lors de la première élection démocratique du Président Ndadaye et quelques mois plus tard le 21 octobre 1993 lors du coup d'état.


Dans le pays d'origine de sa mère commence le génocide et l'horreur. Il quittera alors de façon brutale le monde de l'enfance.


Un sujet dur, d'il y a plus de vingt ans, j'ai toujours en mémoire le massacre des Casques Bleus au Rwanda. Un sujet brûlant toujours d'actualité aujourd'hui.


Gaby sera confronté au racisme, à l'exclusion, à l'atrocité de la guerre touchant de près la famille de sa maman. Il devra fuir son pays, être déraciné. La difficulté d'intégration, un pied en Afrique, un pied en France, difficile de se sentir chez soi, l'envie, la nostalgie du retour.


Ce sujet difficile est raconté d'une façon magnifique avec une poésie, une écriture nécessaire, indispensable qui m'a envoûtée. J'ai dévoré ce récit. Une très très belle découverte, docu, autobio-fiction.


Une plume à suivre qui fera parler d'elle j'en suis certaine.


Ma note ♥♥♥♥♥

Quatrième de couverture

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

Mon avis

Gaël Faye prête sa plume à la voix d’un jeune garçon  et c’est lui qui raconte en s’exprimant à la première personne.

Au départ, il explique avec l’insouciance de l’enfance sa vie en Afrique, sans vraiment réaliser que certaines choses sont graves, voire dramatiques…. C’est donc avec un style teinté de légèreté que débute cet opus. Et le temps passe…la situation politique est de plus en plus instable, les clivages entre ethnies dramatiques, et même les pré adolescents sont confrontés à la peur, la violence….

Alors le rythme s’accélère, les mots se bousculent, les phrases se font incisives. La peur est là, présente, tenace. Essayer de l’oublier, de rêver, de faire comme si ? Ce n’est pas possible. Car la terreur s’accompagne de violence et tous sont confrontés à cela.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture. J’ai trouvé le ton très juste. Gaël Faye n’en fait pas trop, il n’y a pas de descriptions lourdes, de longueurs inutiles. L’atmosphère est installée en quelques lignes, précises et délicates sans voyeurisme excessif.

De plus, il a une écriture sublime et raffinée qui monte en puissance au fil des pages avant de nous laisser sur une note bien triste dans les dernières pages.

Je comprends aisément que ce livre ait reçu « Le prix Goncourt des lycéens ».

Ce livre était dans ma pal depuis sa sortie en poche, mais vu la quantité accumulée, je n’ai jamais trouvé le temps de le lire même s’il me faisait envie depuis longtemps. J’ai profité du thème du mois sur notre forum pour le sortir de son étagère… et je me demande pourquoi j’ai tant attendu malgré tout le bien que j’en avais entendu dire. Ce roman, largement autobiographique, a reçu de nombreux prix et d’innombrables critiques, la mienne sera donc assez courte, je ne vois pas la nécessité de répéter ce qui a déjà été dit souvent, et mieux que je ne saurais le faire, je vais donc me concentrer sur mon ressenti et les images fortes que j’en garderai.

Gaby a dix ans, il vit vit au Burundi avec sa soeur Ana, sept ans, son père, un Français chef d’entreprise et sa mère, une réfugiée rwandaise exilée depuis plus de trente ans. Ils habitent une belle maison dans une impasse tranquille et sont heureux. Gaby a des copains avec qui jouer, il va à l’école française, tout va bien dans sa vie. Une première fêlure survient lorsque ses parents se séparent, mais il espère que tout va s’arranger, son père fait tout pour protéger ses enfants, notamment de la politique et des conflits, à tel point que Gaby ne verra pas la guerre venir. L’anniversaire de ses onze ans est un des derniers grands moments de bonheur, sa famille a organisé une grande fête de quartier pour lui, une seule ombre planera sur les festivités en la personne de Francis, un « vieux » de treize ans qui est l’ennemi de leur bande et viendra semer la zizanie, jusqu’à ce que le père le chasse. Il y a un coup d’Etat, après des élections libres qui n’ont pas plu à l’armée, tandis que le Rwanda voisin s’enfonce dans le chaos avec le génocide des Tutsis entre avril et juillet 1994, puis la guerre civile éclate au Burundi. La mère de Gaby retrouve toute sa famille massacrée et s’enfonce dans la folie.

On ne peut rester indifférent devant ce livre et ce qu’il raconte, bien sûr on sait bien qu’il y a eu un génocide et que l’Afrique est déchirée par les guerres depuis des décennies, mais ce roman poignant nous fait voir ces évènements autrement, comme si on était pris à partie, ce n’est plus une guerre lointaine, mais on la voit par les yeux de cet enfant dont on partage quelques mois. D’ailleurs, souvent la littérature est plus parlante que les documents historiques, comme par exemple Le journal d’Anne Franck, cité par Gaby lorsqu’il découvre la lecture grâce à sa voisine. Les faits tragiques sont vus par son regard d’enfant très protégé, il ne verra aucun des signes avant-coureurs de la catastrophe, même s’il se souvient avec le recul qu’un jour la peur et la méfiance ont surgi dans l’impasse, personnifiée entre autre par Francis. Gaby refuse de toute ses forces de voir le monde heureux de son enfance s’écrouler et restera aveugle aussi longtemps que possible, mais les faits sont têtus.

Gaby incarne l’innocence sacrifiée, lorsque Francis le menacera de tuer sa soeur et son père s’il refuse de faire ce qu’il lui demande. Il le fera par obligation. Toutefois il n’est pas un ange, avant la guerre, l’épisode du vélo ne le montre pas sous son meilleur jour, mais comme un sale petit métis privilégié sans pitié pour les autres. Sa découverte de la lecture lui permettra de se protéger du quotidien et de s’ouvrir à l’avenir. Malgré les horreurs, la vie continue et Gaby ne manque pas de résilience.

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