
Commissaire Jean-Baptiste Adamsberg Tome 7 L'armée furieuse
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Un pigeon aux pattes ligotées, une vieille dame assassinée à coup de miettes de pain, un riche industriel carbonisé dans sa voiture et l'armée furieuse qui déferle à nouveau sur un petit village normand. La brigade la plus décalée de Paris, dirigée par le commissaire Adamsberg aura du pain sur la planche !
Avec ce nouveau roman de Fred Vargas, nous retournons dans les délices des références moyenâgeuses qui avait fait le succès, entre autre, de « Pars Vite et Reviens Tard », car Adamsberg devra affronter la légende de la mesnie d'Hellequin, seigneur d'une horde d'âmes damnées qui hante les sentiers sombres du petit village d'Ordebec. La légende devient plus concrète lorsque l'un des villageois, un chasseur sadique, est retrouvé mort sur un des chemins empruntés par l'armée furieuse.
Une France rurale, truffée de personnages mémorables aux manies étranges. C'est de cette manière que Fred Vargas nous entraine dans ces histoires composées de petites anecdotes qui reliées les unes aux autres forment un récit cohérent, même si on peut trouver parfois que les liens soient un peu tirés par les cheveux. Des lacets, des miettes de pains, du sucre et un bout de ficelle. Des objets banals qui permettront comme toujours au commissaire Adamsberg de résoudre cette enquête complexe, où les meurtres vont se succéder à un rythme infernal.
Une ambiance envoutante, dans ce petit village normand, baigné de contes médiévaux que l'assassin exploitera pour terrifier les villageois. Des personnages attachants et mystérieux, comme cette Lina dont les visions prophétiques désignent les victimes à venir qui seront emportées par l'armée furieuse. Ses quatre frères plus étranges les uns que les autres et Léo la vieille dame aux répliques terriennes et pertinentes.
Un roman composé de vieilles pierres, de sentiers sinueux, de sous-bois étranges et de prés piquetés de vieux pommiers où les vaches paraissent immobiles. Un décors où semble se complaire ce commissaire aux pensées décousues qui sait s'attarder sur les petits détails sans importances et apprécier les mures juteuses. Ses acolytes seront toujours à ses côtés pour l'épauler. Des policiers dont les fêlures ou les défauts se muent en qualités toujours propices pour le bon déroulement des enquêtes, avec Danglard dont l'intelligence, la culture et la mémoire prodigieuses se noient parfois dans les brumes de son alcoolisme, Veyrenc qui délivre ses conclusion sentencieuses en alexandrin, Violette Retancourt femme aussi gigantesque que décidée, Froissy l'angoissé boulimique et Mercadet l'endormi compulsif.
Comme toujours, on navigue entre les intrigues sombres et le côté décalé des personnages qui donnent aux histoires de Fred Vargas une originalité toute particulière que Régis Wargnier n'est pas parvenu à rendre dans son adaptation de « Pars Vite et Reviens Tard » où les acteurs bien trop sérieux et bien trop habités n'arrivaient pas restituer l'aspect truculent et très terrien des récits de Vargas.
« L'Armée Furieuse » est, sans conteste, avec « l'Homme à l'envers » et « Pars Vite et Reviens Tard », l'un des meilleurs romans de Fred Vargas, grande reine du polar français. A lire immodérément !
Certaines notes ici, ont peut-être pu faire découvrir un auteur, un roman, un univers. Celle-ci est absolument inutile. Sans aucun doute la plus inutile de toutes celles que j’ai pu écrire. Car franchement, qui va découvrir, sur actu du noir, que Fred Vargas vient de publier un nouveau roman, et qu’il s’appelle L’armée furieuse ? Personne. Est-ce une raison pour ne rien publier ? Certes non, après tout, qui a dit qu’il ne fallait faire que des choses utiles ?
Par cet été caniculaire Valentine Vendermot, petite femme si frêle et discrète qu’elle semble sur le point de s’envoler, vient trouver Adamsberg. Dans sa campagne normande des drames se préparent. Sa fille Lena a vu passer l’Armée Furieuse, toute sa famille est en danger. Adamsberg ne comprend rien, mais l’érudition de Danglard vient un fois de plus à son secours : Une vieille légende du Moyen-âge que cette Armée Furieuse ; armée de damnés parmi lesquels celui, ou celle, qui a été choisi « voit » également des vivants. Des vivants qui mourront dans les jours à venir, en punition de leurs pêchers. Et si Lena a reconnu trois des prochaines victimes, elle n’a pas pu identifier la quatrième ce qui met tout le village en émoi, et risque d’attirer la colère et la vengeance sur la famille Vendermot.
Adamsberg n’a aucune envie d’aller fouiller dans ces vieilles croyances, d’autant plus qu’il veut trouver quel est l’enfant de Marie qui a attaché les deux pattes d’un pigeon pour le faire mourir à petit feu, qu’il vient de résoudre un meurtre commis avec des miettes de pain, et qu’un grand patron d’industrie est mort dans l’incendie de la belle et grosse voiture.
Mais voilà, ses méthodes peu orthodoxes et sa façon de refuser des évidences un peu trop … évidentes dans l’affaire de l’incendie le mettent en danger à Paris. Et le voilà donc parti pour Ordebec, petit bourg normand, pour affronter la Grande Chasse du Seigneur Hellequin, ainsi que quelques haines, mesquineries et vengeances qui, elles, n’ont rien de surnaturel. Sans oublier de s’occuper du pigeon et de l’incendie parisien …
Les romans de Fred Vargas sont comme les grands crus. Il n’y en a jamais de mauvais, ils sont toujours bons, et certaines années excellents. L’armée furieuse est une grande année, une des meilleures. On y retrouve tout ce qu’on aime chez elle.
Des personnages inimitables, comme la famille Vendermot ou la vieille Leo ; une écriture poétique, légère et imagée ; une intrigue pleine d’étrangetés et en même temps totalement cohérente ; des dialogues savoureux ; une érudition jamais pesante qui est là, posée comme une évidence ; le plaisir de revoir Adamsberg et ses errances, l’encyclopédique Danglard, Veyrenc et ses alexandrins, l’impressionnante Retancourt et les autres … Bref du pur plaisir.
Mais pas seulement. Car, comme toujours, sous le vernis faussement rassurant et le style léger, c’est une nature humaine pas franchement engageante qu’elle nous dépeint, avec ses rancœurs, ses petites mesquineries qui peuvent se muer en grosses saloperies, sa tyrannie des forts sur les faibles, sa justice (ou devrait-on dire son injustice ?) de classe (et oui, ça aussi) …
Alors certes, comme toujours, ça finit bien, ou à peu près bien, mais pas avant d’avoir soulevé quelques bien vilains voiles et non sans laisser une certaine amertume. Comme toujours, on referme le livre désolés de l’avoir lu aussi rapidement et déjà impatient d’ouvrir le prochain.
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