
L'amie prodigieuse Tome 4 L'enfant perdue
Résumé éditeur
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l’avis des lecteurs
À la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d’informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d’écrivain.
Car elle s’affirme comme une auteure importante et l’écriture l’occupe de plus en plus, au détriment de l’éducation de ses deux filles, Dede et Elsa.
L’histoire d’Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d’une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix.
Après avoir embrassé soixante ans d’histoire des deux femmes, de Naples et de toute l’Italie, la saga se conclut en apothéose.
Ma lecture
Voilà la saga terminée et j’ai un petit goût amer…… On a suivi Lila et Elena pendant près d’un demi-siècle dans le Naples de leur enfance, dans leur « quartier », dans ce petit « village » au coeur de la Ville et il nous faut les abandonner au soir de leur vie.
Ce dernier opus m’a paru un peu long parfois, la narration d’Elena étant parfois très descriptive en sentiments, sensation, hésitations, toujours les mêmes atermoiements, mais c’est le reflet de sa vie. Je pense qu’il y a beaucoup de l’auteure dans ce personnage (le choix du prénom comme je l’ai dit lors de la lecture du premier tome n’était peut être pas anodin). Au-delà du récit de cette amitié si particulière entre les deux héroïnes c’est le récit d’une vie, de la vie d’une femme que rien ne prestédinait à un avenir brillant et qui s’est élevée grâce aux conseils de cette amie de l’ombre, au caractère si particulier, si violent parfois et si mystérieuse.
On est parfois agacée par l’attitude de l’une, de l’autre, on se transpose, on voudrait secouer l’une, calmer l’autre….. Mais leur amitié aurait-elle été la même si elles avaient été différentes ?
Moi je ne suis que gribouillis sur gribouillis, tout à fait déplacé dans l’un de tes livres ! Laisse moi tranquille, Lenù, on ne parle pas d’une rature. (p20)
L’auteure laisse apparaître à travers les lignes, les mots, une grande partie de son travail d’écrivain, me semble-t-il mais aussi de sa sensibilité : du rôle de mère, de femme jeune puis mâture avec le temps qui passe, les années qui laissent des traces, des absences, de ceux qui partent, qui restent, les enfants qui apportent joies et peines, les vieilles rancoeurs…. L’écriture permet de garder vivant son enfance, ses amours, ses amitiés et ses drames.
« Les livres, on les écrit pour être entendu, pas pour se taire ». (p331)
Je suis heureuse d’avoir suivie ces deux femmes et connu la fin de cette relation mais à bien y réfléchir, méritait-elle autant de bruit ?
Car il faut bien reconnaître que les 4 tomes (le dernier étant divisé en deux parties : Maturité – l’enfant perdue et Vieillesse – Mauvais sang + l’épilogue) représentent en plus d’un roman, une photographie d’un monde, du petit peuple d’un quartier déshérité de Milan, avec ses magouilles, ses cris (on se dispute beaucoup parfois à mort mais parfois pour quelques minutes ou heures), ses réconciliations, sa pauvreté et les évènements des 50 dernières années comme les attentats et un fond de politique.
Lila restera pour moi la vraie héroïne de ce récit, ne se révélant jamais totalement, une part de mystère continuera de l’entourer et elle n’a peut-être pas dit son dernier mot……….. L’analyse des sentiments féminins des deux femmes est approfondie, sans concession parfois et du fait des deux protagonistes très différentes, cela offre un panel de possibilités infini. Je pense que pour leur génitrice, cela a du être très agréable de se glisser dans la tête de l’une et l’autre…… à moins que l’une ne soit que le double opposé rêvé ? Une sorte de Signora Jekyl and Signora Hyde. A chacun son héroïne !
L’écriture est plaisante, le récit bien construit même s’il faut parfois se replonger dans le rappel en début de livre des différentes familles et leurs histoires.
Les personnage sont représentatifs de la société italienne, avec ses faces obscures, cachées, mais aussi son langage, ses excès, sa chaleur et le tout est bien transcrit. On vit le quartier.
Suite à cette lecture je ne suis pas sûre de me lancer à nouveau dans une lecture de saga car on se trouve « prisonnière » d’une histoire, trimballée pour connaître la suite, la fin et moi qui aime être libre de mes choix, je me trouve liée et j’ai un doute sur l’utilité des 4 tomes ….. N’est-ce pas qu’une histoire de marketing ?
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