
Honorer la fureur
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l’avis des lecteurs
Rodolphe Barry s’était déjà intéressé à un grand de la littérature américaine dans “Devenir Carver” en 2014, déjà chez Finitude. S’en était suivi un recueil de nouvelles “ Entre les rounds” dans la ligne directe des écrits du grand nouvelliste de l’Oregon. Bis repetita en 2019, il s’intéresse à un autre grand écrivain américain au destin tragique et dont l’oeuvre, moins importante que celle de Carver, semble progressivement tomber dans l’oubli avec les années.
“James se sent à l’étroit dans son petit bureau new-yorkais du Chrysler Building, à l’étroit dans son métier de journaliste comme dans sa vie. Il travaille pour Fortune, le magazine le plus libéral du pays. Tout ce qu’il hait. Alors quand son rédacteur en chef l’envoie dans son Sud natal pour une enquête sur la vie des métayers en Alabama, James se sent revivre. D’autant qu’on lui adjoint pour ce voyage un jeune photographe inconnu avec lequel il s’entend d’emblée. Le reportage deviendra un brûlot, un plaidoyer, un cri rageur face à la pauvreté des fermiers dans ces sinistres années trente. Puis un livre, un grand livre signé James Agee et Walker Evans, Louons maintenant les grands hommes.”
Quand les auteurs de Noir américains comme français parlent de leurs références quelques uns, mais ils ne sont pas légion, citent James Agee. En fait, le travail photographique de Walker Evans fait autour de ce roman/enquête dans le Sud déshérité a beaucoup plus atteint la postérité que l’écriture d’ Agee.
Dans le titre choisi par l’auteur, on peut voir une allusion à Faulkner qui lui aussi a écrit sur les damnés du Sud, notamment dans “le bruit et la fureur”. Évitant une fois de plus le piège de la plate biographie, Rodolphe Barry recrée, fait vivre un homme passionné, exalté et c’est cette dimension humaine qui a sûrement guidé l’auteur et qui fait la grandeur du roman.
“Tandis que j’agonise” aurait aussi pu résumer la vie de cet homme passionné, profondément altruiste, brûlant la vie par les deux bouts de la chandelle. Mort avant la cinquantaine comme Carver, il usera et abusera de l’alcool, du tabac, de la benzédrine et des passions amoureuse pour mourir d’une crise cardiaque à 45 ans. Triste fin d’un homme ami de Chaplin, ayant collaboré avec John Huston, ayant scénarisé un roman de Davis Grubb, participant ainsi à la naissance du chef d’oeuvre “La nuit du chasseur”, seul film en tant que réalisateur de Charles Laughton. Couronné à titre posthume du prix Pulitzer pour le roman “ Une mort dans la famille”, oeuvre d’une vie, il aura manqué peut-être une décennie à James Agee pour être “canonisé” comme tant d’icônes ricaines des années soixante au destin tragique.
Outre la riche idée de sortir du quasi oubli Agee, il faut souligner la plume de Rodolphe Barry dont la belle ouvrage rend le bouquin passionnant et permet de louer maintenant le grand homme que fut James.
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