Baltimore
  • Date de parution 12/10/2016
  • Nombre de pages 984
  • Poids de l’article 1 gr
  • ISBN-13 9782757865187
  • Editeur POINTS
  • Format 1 x 1 mm
  • Edition Livre de poche
Policiers et Thriller États-Unis

Baltimore

4.33 / 5 (195 notes des lecteurs Babelio)

Résumé éditeur

Journaliste au Baltimore Sun, David Simon a suivi pendant un an les inspecteurs de la brigade criminelle de la ville. De jour comme de nuit, sur les scènes de crime comme dans les salles d’interrogatoire, il a partagé leur quotidien. À l’image de sa série The Wire, il nous offre, avec une empathie rare et un sens du détail exceptionnel, le portrait tout en nuances d’une cité à la dérive.Né à Washington en 1960, David Simon est journaliste, écrivain, producteur et scénariste.« David Simon produit un document à vif, une fascinante autopsie du mal. »Les InrockuptiblesTraduit de l’anglais (États-Unis) par Héloïse Esquié

Rupture éditeur

Rupture éditeur

  • Date de parution 12/10/2016
  • Nombre de pages 984
  • Poids de l’article 1 gr
  • ISBN-13 9782757865187
  • Editeur POINTS
  • Format 1 x 1 mm
  • Edition Livre de poche

l’avis des lecteurs

Baltimore and more and more…

Lisez-le ! C’est une phrase que l’on utilise en fin d’écrit, comme supplique finale quand tous les arguments ont déjà été avancés mais ici je ne sais pas quoi dire sur cet ouvrage qui ne paraisse pas encore plus dérisoire qu’à l’accoutumée.

Dans Baltimore, David Simon raconte son expérience de journaliste suivant les équipes d’un commissariat de Baltimore, jour et nuit, pendant un an à la fin des années 80.

David Simon est un grand, c’est, entre autres, un des deux créateurs de la série culte se déroulant à Baltimore « the Wire », il est aussi l’auteur de la série « Treme » sur le milieu musical à La Nouvelle Orléans et tout récemment, il a écrit « the Deuce » série sur Times Square dans les années 70 avec George Pelecanos, autre grande plume du polar ricain

Pour l’écriture de the Wire, il a été aidé par ses amis écrivains, la crème du polar urbain ricain. Au chevet de la bien malade Baltimore se sont succédés la plume de Washington : George Pelecanos, celle de New York : Richard Price et celle de Boston : Dennis Lehane.

Comment le produit pourrait-il être mauvais avec de tels compagnons ?

Baltimore raconte la criminalité à Baltimore en explorant tous les angles. C’est un travail de forçat qu’a effectué l’auteur ne laissant rien passer. Tous les aspects des tragédies urbaines sont étudiés. Du premier coup de fil pour annoncer un meurtre au pot entre flics une fois l’enquête terminée, tout est signalé, raconté, expliqué, analysé, vraiment tout mais d’une façon intéressante ne créant jamais de lassitude car David Simon sait écrire et sait aussi créer du suspense en nous servant l’enquête sur le crime d’une fillette comme fil rouge de l’ouvrage.

C’est un pavé qui fait plus de 900 pages mais, je pense que l’on voit ensuite les flics d’une autre façon, toujours aussi incompréhensible : comment peut-on faire ce boulot ? Comment peut-on se lever le matin en sachant qu’on repart à la guerre ?

Le seul bémol mais bien compréhensible car il était invité par la police de Baltimore, c’est que Simon n’explore pas le versant privé des flics. Ils apparaissent comme des preux chevaliers dont le côté sombre n’est jamais dévoilé.

Baltimore est un témoignage fascinant, éprouvant par ce qu’on peut y lire, bouleversant bien des fois et profondément humain. Dernièrement, un auteur français racontait qu’il avait passé une journée dans un commissariat… David Simon, lui, a suivi les flics de Baltimore pendant un an…

Du sang, de la sueur et beaucoup de larmes !

Il ne s’agit pas d’un roman policier mais d’un document sur la police de Baltimore écrit par un journaliste qui a passé toute l’année 1988 en immersion dans la brigade criminelle de la ville. C’est un document fouillé et touffu mais tout à fait passionnant à mon goût. Cela nous change des polars et thrillers en nous permettant de voir ce qu’est réellement le travail des policiers sur le terrain dans la vraie vie, mais il faut vraiment s’intéresser au sujet – ce qui est mon cas – pour apprécier ce livre, les lecteurs plus intéressés par la fiction et les histoires bien ficelées risquent d’être déçus.

On assiste au travail de terrain des policiers, enquête de voisinage, interrogatoires des suspects, analyse des scènes de crime, passage dans les services du légiste, mais bien sûr les choses ne se passent pas comme dans les séries télévisées bien lisses. Ici les policiers sont souvent impuissants et désabusés, peu soutenus par leurs chefs.

Ce livre nous offre une analyse passionnante de ce qu’était cette ville il y a presque trente ans. Elle est hyper violente, on tue pour un oui ou pour un nom, pour des futilités et le trafic de drogue fait des ravages. On sent le désenchantement des policiers et on ne peut que ressentir de l’empathie pour eux qui font de leur mieux avec des moyens très limités, pris en tenaille entre les exigences des autorités qui veulent des résultats et la haine de la population. Les tensions raciales sont constantes. C’est dommage que dans la réédition de ce livre, il n’y ait pas un nouveau chapitre pour faire le point sur la situation actuelle, car l’enquête date de vingt-sept ans quand même et on peut penser que les choses ont changé durant ce long laps de temps. Mais en lisant ce document on a de la peine à imaginer que la situation puisse encore empirer.

Le fil rouge du livre est le meurtre de Latonya Wallace, une petite fille de onze ans violée et tuée. Les policiers sont sûrs de savoir qui est l’assassin mais ils n’arrivent pas à le prouver d’un manière satisfaisante dans l’optique d’un procès. Ils s’acharnent sur cette enquête sur leur temps libre, car il n’y a pas d’argent pour payer les heures supplémentaires.

Il y a un nombre incroyable de meurtres dans cette ville, presque un par jour, mais rien de bien sophistiqué comme dans les polars. C’est juste la chronique d’une violence terrible et ordinaire. En général il faut pas longtemps aux policiers pour trouver les assassins, qui se font prendre souvent sur la scène du crime. On a affaire à de la violence gratuite. Le traitement en aval des crimes laisse à désirer aussi et les autorités n’hésitent pas à maquiller les statistiques.

J’ai beaucoup aimé ce long voyage avec la police de Baltimore, mais heureusement que je ne crois pas au rêve américain. Vu la longueur du livre il faut vraiment le réserver à ceux qui s’intéressent à la vie réelle de la police, mais pour moi c’est un vrai coup de coeur.

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