Wayward Pines
  • Date de parution 11/01/2024
  • Nombre de pages 368
  • Poids de l’article 1 gr
  • ISBN-13 9782404080208
  • Editeur GALLMEISTER
  • Format 180 x 120 mm
  • Edition Livre de poche
Dystopie et Uchronie Ouvrage de référence de l'auteur Conspiration, espionnage,militaire Policier fantastique et supranaturel Thriller Science Fiction

Wayward Pines Tome 1 Wayward Pines, tome 1

4.15 / 5 (1414 notes des lecteurs Babelio)

Résumé éditeur

Lorsqu'Ethan Burke se réveille, il ne sait plus qui il est ni où il se trouve. Mais les souvenirs lui reviennent peu à peu : agent des services secrets des États-Unis, il est venu à Wayward Pines, petite bourgade tranquille du fin fond de l'Idaho, enquêter sur la disparition de deux de ses collègues, quand il a eu un accident de voiture aux abords de la ville. Pourquoi l'hôpital ne veut-il pas le laisser sortir alors que ses blessures sont superficielles ? Pourquoi le shérif, franchement hostile, refuse-t-il de lui rendre son portefeuille et ses affaires ? Pourquoi ne parvient-il pas à joindre sa famille à Seattle ? Il y a quelque chose de bizarre à Wayward Pines. Et de dangereux...

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  • Date de parution 11/01/2024
  • Nombre de pages 368
  • Poids de l’article 1 gr
  • ISBN-13 9782404080208
  • Editeur GALLMEISTER
  • Format 180 x 120 mm
  • Edition Livre de poche

l’avis des lecteurs

J’avais envie, en août, de changer un peu de registre. Cela faisait un moment que je n’entendais que du bien de la trilogie de Blake Crouch, Wayward Pines. J’ai pour habitude de me méfier des avis unanimes, surtout sur Instagram. Mais là, cela semblait vraiment chouette, et puis les Éditions Gallmeister c’est pas De Saxus. A priori, je ne risquais donc pas grand-chose. Et pourtant… ça a été ma pire lecture de l’année. Je l’ai noté 2/20 sur Livraddict. C’est peu. Alors attention, car si vous n’aimez pas le sel, vous n’allez pas aimer non plus cette chronique.

4e de couverture

L’agent fédéral Ethan Burke reprend conscience, seul et blessé, en pleine rue à Wayward Pines, petite bourgade tranquille de l’Idaho. Partiellement amnésique, il se souvient être à la recherche de deux autres agents mystérieusement disparus dans la région. Il se rend vite compte qu’il n’a plus de papiers, ni de téléphone et, en dépit de ses efforts, il ne parvient à joindre ni sa femme, ni son supérieur, ni personne du monde extérieur. Il y a vraiment quelque chose de bizarre à Wayward Pines, comme chez ses habitants. Lorsqu’Ethan découvre le cadavre horriblement mutilé de l’un des agents qu’il recherchait, l’étrangeté cède la place à un danger mortel. C’est maintenant sûr, il y a quelque chose de pourri à Wayward Pines.

Ethan Burke, un clone de gros bras de séries TV kitsch

Le héros, Ethan Burke, est un mélange de Stallone, Schwarzy, Norris et Chan. Le héros brutasse qui fonce mais ne réfléchit pas beaucoup. Beaucoup de muscles, mais, heu, ben, c’est tout. Il tape sur les méchants et survit aux multiples tortures/bastons/aiguilles/drogues qu’on lui inflige comme James Bond parce que, ben c’est le héros.

Comme tous ces gros bras, les relations humaines c’est pas trop son truc. Il est marié mais évidemment a trompé sa femme, parce que, ben Ethan réfléchit avec le bas de son corps. Ce qui nous vaut d’ailleurs des descriptions avec un male gaze à fond les ballons à chaque entrée de personnage féminin – toujours appréciable, merci beaucoup. Et s’il a un gamin, il a autant l’instinct paternel qu’un Flic à la maternelle. Ainsi, question peinture et psychologie des personnages, c’est plus que léger. Au moins, c’est très simple à comprendre. Gentils – méchants, et LE Méchant. Je vous en parlerai plus longuement plus bas, de celui-là.

Vous connaissez les Chuck Norris Facts ? Remplacez par Ethan Burke facts, et ça vous donne une idée du héros de Wayward Pines. (Notez que ce site me fait toujours beaucoup rire, et que j’y retourne quand je suis très très énervée. Ça me défoule. Walker Texas Ranger est un souvenir d’enfance, je regardais ça avec ma grand-mère, et je trouvais ça déjà nul – mais très rigolo – à l’époque.)

Un suspense inexistant

Un héros qui ne peut pas mourir

Forcément, puisque Ethan est le héros, on a bien compris qu’il ne lui arriverait rien de grave. Ou en tout cas qu’il s’en remettrait.

Parce qu’il a de gros bras et que comme James Bond (ou Walker Texas Ranger, ça marche aussi) il s’en sort toujours, même drogué, mutilé, torturé et abattu.

Et puis Ethan Burke ralentit le temps : un compte à rebours de 10 secondes en fait dure 10 minutes, et le mec drogué parvient à repousser l’inévitable (c’est-à-dire s’endormir abruti par la drogue.)

Enfin, quand vraiment ça y est, on ne voit pas comment il va s’en sortir, ouf, il y a un personnage qui arrive in extremis pour le sauver. (Tiens c’est drôle, on l’avait oublié ce personnage, c’est qui déjà ? Roh quand même, quelle chance qu’il trainait dans le coin.) Ça me fait penser à cette scène de James Bond dans Casino Royale, quand le mec, drogué à son insu pendant la partie de poker, réussit à sortir du casino, à atteindre la voiture et à sortir le matos pour faire repartir son cœur. Et paf, qui voilà au moment où son cœur s’arrête ? L’héroïne, pardi ! Ahhh ben ça alors, quelle veine !

Bref, à force de gros bras, de facilités scénaristiques et de deus ex machina, le zhéros s’en sort.

Un rythme ralenti par des lourdeurs d’écriture…

D’autre part, le récit n’a absolument rien de trépidant. D’abord parce que tout au long du roman, la répétition du mot bizarre à la fin de chaque séquence d’étrangeté force le trait. Pour moi, la principale qualité d’un thriller est sa capacité à suggérer plutôt qu’à dire, quitte à laisser le lectorat se perdre pour mieux le surprendre ensuite. Mais voilà, Blake Crouch ne sait pas suggérer. Il a une énorme capacité à saborder son propre récit, c’est assez extraordinaire.

Et puis le lectorat a bien compris dès la page 1 que Wayward Pines, ça craint et qu’il y a un truc qui cloche. Sauf Ethan Burke, qui n’est pas très finaud. Alors il ne s’en rend compte qu’au tiers du bouquin. Là vraiment il se dit que quand même… c’est bizarre. (C’est pas trop tôt.)

… et un vide narratif

D’autre part, à part répéter qu’il y a des choses bizarres et malmener son héros, l’auteur ne sait pas quoi raconter, en fait. Son récit n’avance pas et ne construit pas grand-chose non plus. Les épisodes de baston/torture d’Ethan se répètent, avec une cruauté exponentielle. Là, on sent que l’auteur s’éclate. Mais à la longue, c’est fatigant, d’autant que ces scènes sont récurrentes et construites sur un cycle. Ethan se réveille à l’hôpital/séquence d’incompréhension/il se taille/séquence d’incompréhension n°2/distribue quelques baffes et en reçoit/prend la fuite et s’évanouit/hop retour à l’hôpital. Blake Crouch nous fait le coup plus d’une fois.

Et enfin, enfin ! vient le final. Avec des bestioles mutantes style Hunger Games, et une révélation faite par le Méchant pendant des pages et des pages de logorrhée verbale interminable. Je vous en parlais plus haut du Grand Méchant, grand manitou/savant scientifique un peu fou. Du style Blofeld, vous voyez. Celui qui parle 30 pages en riant comme un sadique illuminé, avant de passer ENFIN au moment qu’il attend depuis des plombes mais c’est trop tard parce qu’il a trop parlé, caramba.

Et donc au terme de ce bla-bla qui n’a ni queue ni tête et tombe comme un cheveu sur la soupe, eh bien rien de crédible, ni rien d’approfondi… Bref, même un soufflé tient plus que ça.

Un récit très pauvre

Sur le plan de l’écriture…

D’abord au niveau de l’écriture. J’ai déjà dit plus haut que l’auteur ne savait pas suggérer, et avait aussi tendance à répéter plusieurs fois les mêmes mots pour souligner l’étrangeté des événements. Je dois avouer que parfois, il fait preuve d’imagination et de variété, j’ai notamment noté un changement à la fin du bouquin, avec l’utilisation du mot étrange. Je ne me suis pas remise de cette diversité de vocabulaire.

Sur la consistance narrative…

Le récit n’offre jamais rien de crédible. L’agent des services secrets qui se retrouve à l’hôpital et n’est jamais visité par le médecin, l’interrogatoire par le soi-disant psychiatre, l’infirmière (Pam, qui se veut absolument terrifiante j’imagine, entre jolie nurse et mégère tueuse, ça frise le ridicule)… Chaque scène est complètement WTF. Vous me direz : « forcément, puisque tout est mensonge, illusion etc. ». Oui, d’accord, mais il faut quand même a minima être un peu pris dans l’illusion, justement, pour adhérer au projet. Sinon, je ne vois pas l’intérêt. Dans Wayward Pines, à part pouffer de rire à chaque scène, je ne peux pas dire avoir cru une seule seconde à ce qu’il se passait. L’illusion justement n’a pas fonctionné du tout sur moi. Et pourtant, je ne suis pas une grande lectrice de thrillers.

Outre ces scènes grossières, il y a des dialogues d’un tel vide abyssal… Sur les missions de Burke dans les services secrets par exemple. Elles se résument à ceci : « – Les services secrets ? Vous êtes chargé de la protection du président ? – Oui mais pas seulement. – Alors vous faites quoi ? – Ben je ne peux pas en parler, c’est secret ».

Ou encore les passages du point de vue de Theresa, l’épouse d’Ethan. À un moment, un type qu’elle ne connait pas sonne chez elle et lui propose d’avaler un truc magique qui va lui permettre de retrouver son mari. Ses tergiversations sont ri-di-cules. En gros : « Mais qui êtes-vous ? Je ne vous connais pas, je ne vais pas vous ouvrir. » (Mais elle le fait quand même.) « Vous êtes sûr hein que je vais retrouver mon mari ? Je peux vous faire confiance ? » (Mais bien sûr Ginette voyons.) « Bon d’accord. » (Va chercher son fils).) « Viens, on va retrouver papa. Ah mais non, en fait j’hésite. Ah non, non je peux pas faire ça, mon Dieu c’est terrible, Ethan snif snif. Bon, remonte dans ta chambre. »

Sur les références convoquées…

D’autre part, l’auteur dit avoir été beaucoup inspiré par Twin Peaks. Alors oui, il y a un peu de TP dans ce bouquin. Par exemple, il y a des sapins sur la couverture. Et puis dans le roman, il y a aussi un ou deux sapins qui se battent en duel. Il y a même une rivière. Et de la brume. Et puis voilà. Ah attendez, on nous dit aussi qu’il n’y a pas de banlieue à Wayward Pines. Une ville américaine sans banlieue ? Ah ben oui, c’est Twin Peaks, pas de doute. (Soupir.)

Hormis ce décor à mon sens complètement inexistant, il y a des références évidentes à d’autres œuvres de la pop culture. X files évidemment. « Et si tout n’était qu’un mensonge ? » Ethan étant moins vif que Mulder met du temps à se poser la question, mais il se la pose tout de même. Et puis The Truman Show, également. Malheureusement, ce mélange grossier ne prend pas.

Pour le coup, je trouve qu’American Elsewhere était beaucoup plus réussi et plus fin sur ce plan-là. Mais Wayward Pines ne m’a semblé être qu’une parodie de séries B. L’ennui, c’est que le projet n’était pas de faire une parodie. D’ailleurs, rien dans le bouquin n’est pris au second degré. Dommage, parce que sous cet angle, ça aurait vraiment pu être pas mal. Mais en l’état, ça ne marche pas et je trouve le tout très pauvre et sans aucun intérêt.

Wayward Pines, épisode 1 : Révélation est le premier épisode d’une trilogie de Blake Crouch. Vendu comme un thriller palpitant, il m’a fait l’effet d’une parodie ratée de série B sans l’effet rigolo. Un texte selon moi vide, poussif, répétitif, traînant en longueur pour ne pas raconter grand-chose, manquant de crédibilité. Pourquoi je l’ai lu jusqu’au bout, me demanderez-vous ? À vrai dire, j’espérais un twist absolument génial. J’espérais me faire avoir en tant que lectrice. Vous savez, quand ce que vous pensiez avoir compris tombe en miettes parce que l’auteurice vous a baladé.e pendant tout le roman. Et quand j’ai compris que ça n’allait jamais être le cas, j’ai continué pour vous livrer cette chronique. Il fallait bien un avis complètement différent pour tempérer la hype autour de ce livre – je commence à avoir l’habitude. Et puis peut-être que cet avis très salé donnera plus envie à certaines personnes de lire le bouquin que la horde d’avis unanimes ? 🙂

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