Les enquêtes d'Erlendur Sveinsson
  • Date de parution 08/10/2020
  • Nombre de pages 288
  • Poids de l’article 158 gr
  • ISBN-13 9782757881712
  • Editeur POINTS
  • Format 178 x 109 mm
  • Edition Livre de poche
Romans noirs Islande Thriller 21em siècle

Les enquêtes d'Erlendur Sveinsson Tome 5 Les roses de la nuit

3.76 / 5 (636 notes des lecteurs Babelio)

Résumé éditeur

« Ceux qui ne l'ont pas encore lu ont de la chance parce que c'est un vrai plaisir de lecture.TÉLÉRAMALe corps d'une jeune toxicomane est découvert sur la tombe du héros national de l’indépendance islandaise qui était originaire des fjords de l’Ouest. C'est dans cette région que partent enquêter le commissaire Erlendur et son adjoint Sigurdur Oli. Sur place, la situation sociale y est alarmante : la vente des droits de pêche a généré chômage et émigration intérieure massive. C'est alors que disparaît le parrain de la drogue local. Une nouvelle piste s'ouvre... Écrit juste avant La Cité des jarres, ce livre a consacré la renommée d'Erlendur, flic coriace et taciturne.Arnaldur Indridason, né à Reykjavík en 1961, est sans conteste le maître du polar islandais. Ses romans, couronnés par les prix les plus prestigieux, sont tous disponibles chez Points.Traduit de l’islandais par Éric Boury

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  • Date de parution 08/10/2020
  • Nombre de pages 288
  • Poids de l’article 158 gr
  • ISBN-13 9782757881712
  • Editeur POINTS
  • Format 178 x 109 mm
  • Edition Livre de poche

l’avis des lecteurs

Une jeune femme est retrouvée morte sur la tombe du héros de l’indépendance islandaise. Rien de mieux pour Erlendur pour aiguiser son esprit et se plonger dans l’histoire de son pays. L’enquête est une fois de plus un prétexte pour dévoiler les fractures de la société.

Nous traversons au cours des recherches, l’Islande, pour rejoindre les fjords de l’Ouest. Ce voyage est l’occasion de voir se confronter deux générations : celle d’Erlendur et celle de Sigurdur Oli. L’ancienne est nostalgique d’une époque où l’histoire avait son importance, on s’intéressait à l’héritage de la nation, la langue islandaise était préservée. A contrario, la nouvelle est plus pressée, elle préfère vivre dans les villes et s’abreuve de culture américaine au détriment de la culture islandaise quelle qu’elle soit.

Le livre a été écrit en 1998, période pendant laquelle l’Islande était en pleine récession économique. La pêche et la transformation du poisson étaient une des économies principales du pays. Dans les années 80, la surpêche a obligé le gouvernement à instaurer des quotas au pêcheur, ceux-ci étant définis par bateau. Ces quotas pouvaient être transférés, loués, vendus ou transmis à ses héritiers. La crise s’enfonçait, les pêcheurs en étaient réduits à vendre leur quota pour éviter la faillite. Des villages entiers furent ruinés. Certains ont réussi à vendre à bon prix, permettant ainsi la concentration de l’activité entre quelques mains, qui pour certaines n’avaient rien à voir avec le milieu de la pêche. Les villageois, sans travail, fuirent vers Reykjavik, espérant trouver un second souffle. 

Mais pour beaucoup, l’adaptation dans cette grande ville n’a pas été simple. Indridason nous plonge dans les bas-fonds de la capitale, au milieu des exclus qui survivent comme ils peuvent : vols, drogue, prostitution… La description qui en est faite est saisissante de réalité et de noirceur.

Pour les amateurs purs d’Erlendur, on retrouve bien sûr dans ce roman les traits caractéristiques du personnage bougon, sanguin parfois, solitaire. Ses relations familiales sont plus approfondies : le cheminement au travers des quartiers pauvres se fait avec l’aide de ses enfants, notamment de sa fille, pour qui, il s’inquiète et culpabilise tout du long.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce livre, la confrontation entre les deux générations, la description qui est faite des conséquences de la mondialisation au sein d’un territoire vaste, beau mais ô combien difficile à vivre pour ces jeunes qui ont la tête pleine de rêves. Pour les amateurs de Indridason mais pas que !

Les roses de la nuit n’est pas un nouveau roman d’Arnaldur Indridason, ni un retour du la jeunesse de son héros emblématique Erlendur, c’est la traduction du roman qu’il a écrit avant La cité des jarres, premier roman traduit en français.


Le cadavre d’une jeune femme, nue, est déposé une nuit d’été sur la tombe de Jin Sigurdsson, héros de l’indépendance nationale. C’est Erlendur le solitaire et son partenaire Sigurdur Oli, jeune policier formé aux US qui vont mener l’enquête. Une investigation qui va très rapidement les porter vers le trafic de drogue et la prostitution, mais qui étrangement semble aussi toucher les milieux d’affaires et des personnages très haut placés. Des junkies, aux villages désertés de la côte ouest et aux grandes manœuvres immobilières rien ne va faciliter le travail d’Erlendur et de ses collègues.

Je n’avais pas été convaincu par Les fils de la poussière qui, si j’en crois Wikipedia, est le premier roman de la série. Celui-ci est donc le second, juste avant La cité des jarres qui nous fit découvrir Erlendur. Et ce n’est sans doute pas un hasard ; les éditeurs français, et en l’occurrence ici Métailié, connaissent leur boulot, et avaient commencé par le premier roman totalement abouti.

Ceci dit, autant j’étais resté très sceptique à la lecture du précédent, autant ici Arnaldur Indridason fait le boulot. L’intrigue tient la route, Erlendur et Oli commencent à prendre de l’épaisseur, comme si après un premier roman flou, l’auteur s’était décidé à en faire ses personnages principaux. On commence à s’intéresser vraiment aux relations d’Erlendur avec ses enfants, et quelques allusions viennent sur les disparitions en Islande.

Les thématiques abordées par le biais de l’intrigue sont intéressantes, et cette fois pas de coupable caricatural, chaque personnage est forgé par son environnement et l’auteur évite les facilités. Bref on est vraiment dans la mise en place de la saga exceptionnelle en devenir, il ne manque plus que la qualité d’écriture et l’émotion qui en seront, dès le roman suivant, la marque de fabrique.

Si Les fils de la poussière est à mon avis très évitable, Les roses de la nuit est une bonne porte d’entrée pour la série, et un roman intéressant pour les fans de la première heure.

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