
Coyote Crossing
Résumé éditeur
Rupture éditeur
l’avis des lecteurs
Une ville paumée au beau milieu d’un état poussiéreux, un adjoint du shérif dépassé sont les archétypes de nombreux romans qui débarquent dernièrement sur les étales des librairies depuis le succès de Cormac McCarthy, « Non ce pays n’est pas pour le vieil homme ! », chef-d’œuvre du roman noir américain, commenté ici.
Coyote Crossing de Victor Gishlerse situerait dans la veine d’un film de Quentin Tarantino selon le commentaire de l’éditeur et il faut bien avouer qu’au niveau de la syntaxe et de la dramaturgie on a plutôt la sensation de lire une espèce de scénario mal ficelé qui nous livre parfois au détour des pages quelques scènes assez originales.
Ancien musicien paumé, Toby Sawyer est retourné dans son trou natal pour endosser à mi-temps l’uniforme de shérif adjoint. Pour sa mission d’un soir, il est contraint de surveiller un cadavre truffé de plomb. La tâche ne s’avérant guère excitante, Toby part rejoindre sa maîtresse. Au retour de son escapade romantique, Toby s’aperçoit que le cadavre a pris la poudre d’escampette. Toute une nuit pour retrouver le corps perdu va l’amener à faire des rencontres aussi denses que sanglantes. Flics corrompus, gangs hispaniques, rednecks déchainés, Toby survivra-t-il à cet enchaînement de hordes sauvages tout en préservant son bébé que sa femme vient d’abandonner.
Le roman sec et nerveux est bourré d’actions. On peut le dire, on n’a guère le temps de souffler au détour de cet amoncellement de personnages stéréotypés qui s’entrecroisent sans que l’auteur daigne s’y attarder. Une volée de plomb et on passe à autre chose. Un peu simpliste comme système qui n’amène pas grand chose à une histoire incohérente où l'on s'entretuerait à tout va, sans que le moindre habitant n'intervienne durant la nuit. Et puis le personnage central n’est guère crédible alors qu’on le présente comme un paumé romantique qui se révèle au gré du roman comme un flic débrouillard et sanguinaire qui n’aurait pas peur de dégommer une tripotée de truands sauvages. Quelques scènes originales, comme la destruction d’un motel abritant une nuée de gangsters et le combat dans le poste de police, sauvent le roman d’un naufrage insipide.
On dira de Coyote Crossing qu’il s’agit d’un roman sans prétention et parfois distrayant qui se lit rapidement, ce qui est salutaire pour le lecteur, et après avoir tourné la dernière page, on ne pourra pas s’empêcher de penser à Nick Corey, shérif emblématique du roman de Jim Thompson dans 1275 âmes pour se dépêcher de lire ou relire ce polar d’envergure qui a inspiré avec plus ou moins de succès de nombreux auteurs !
De Victor Gischler j’avais lu, il y a bien longtemps, Poésie à bout portant qui m’avait laissé le souvenir d’un roman bien déjanté, partant dans tous les sens, mais en même temps maîtrisé. C’est pourquoi je me réjouissais de lire Coyote Crossing. J’avais raison, c’est réjouissant.
L’Oklahoma, c’est calme. Coyote Crossing, c’est calme pour l’Oklahoma. Vous imaginez aisément que Toby Sawyer, adjoint à mi-temps du shérif de Coyote Crossing n’est ni un Sherlock Holmes ni un inspecteur Harry en puissance. Jusqu’à cette nuit qui commence mal : Alors que son chef lui confie une tâche qui semble à sa portée : surveiller le corps d’un bad boy local qui vient de se faire descendre, Toby ne peut s’empêcher de s’absenter quelques minutes, le temps d’aller conter fleurette, et plus si affinité, à sa maîtresse. Quand il revient, horreur, le cadavre a disparu. Toby se dit que la nuit commence bien mal, il n’imagine pas à quel point ! Moins d’une heure plus tard sa femme l’a quitté lui laissant son bébé sur les bras, il a tué un collègue en lui tranchant le cou avec un hache, et les emmerdes ne font que commencer.
Yeeeeeeeeeeeeepeeeeeeeeeeeeeeeeee !
C’est ça qu’on se dit tout au long de ce roman qui file la patate. On y croise une mémé qui ressemble à Ma Dalton, des gros bras bas de front, une mexicaine au vocabulaire fleuri, des pourris complètement pourris, un bébé craquant, le ciel étoilé de l’Oklahoma, et des bastons, des bagarres, des échanges de coups de feu, de la castagne, des gnons, des poursuites en voiture, des baffes, des balles … Et même, donc, une hache.
Une énergie absolument réjouissante, du culot, et, mine de rien, un sacré savoir-faire parce qu’il en faut pour tenir les rênes d’une histoire qui s’emballe autant sans verser dans le grand n’importe-quoi. Car, et c’est là qu’il est fort, Victor Gischler garde la maîtrise, reste cohérent et tient son histoire d’un bout à l’autre. En nous offrant au passage de beaux portraits de paumés et de loosers comme on les aime dans le polar.
Alors certes, ce n’est pas le grand roman bouleversant de l’année qui va changer votre vie, mais …
Yeeeeeeeeeeeeepeeeeeeeeeeeeeeeeee !
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