La soif
  • Date de parution 11/05/2017
  • Nombre de pages 204
  • Poids de l’article 245 gr
  • ISBN-13 9782358872348
  • Editeur MANUFACTURE LIV
  • Format 200 x 140 mm
  • Edition Grand format
Romans noirs

La soif

2.50 / 5 (2 notes des lecteurs Babelio)

Résumé éditeur

Sous le soleil andalou, truands teigneux, barbouzes marocains ou victimes de la crise : tous partagent la même avidité. « Il tenta désespérément de se débattre. Sursauts inutiles. Les quatre l'empoignèrent et le traînèrent à la poupe en le dérouillant. Pantin désarticulé. Au moment du dernier élan, alors que quatre bras s'apprêtaient à le balancer par-dessus bord, le coup de grâce vint percuter son crâne. L'aube naissante tomba en rideau. Son corps déchira la surface d'eau noire, s'enfonça, entraînant avec lui une coulée de bulles d'un vert fluorescent. Un bruit sourd, une gerbe d'écume. Le pilote embraya et le yacht bondit en se cabrant. Il entrouvrit soudain les yeux. Autour, la mer, le froid, les courants d'eau profonde aspirés depuis l'Atlantique. Il coulait, coulait. Il voulut crier, mais un flot d'eau salée pénétra dans sa bouche. Sa dernière sensation fut une soif immense. Une soif d'air. Les poumons pleins d'eau, il sombra. » Pierre-François Moreau, reporter et chroniqueur littéraire notamment pour Actuel*, est scénariste.*

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  • Date de parution 11/05/2017
  • Nombre de pages 204
  • Poids de l’article 245 gr
  • ISBN-13 9782358872348
  • Editeur MANUFACTURE LIV
  • Format 200 x 140 mm
  • Edition Grand format

l’avis des lecteurs

L’ Andalousie, la région méridionale hispanique où la calorimétrie rivalise dangereusement avec des zones équatoriales, se pâme de son voisinage quasi juxtaposé Marocain. Cette proximité ouvre des opportunités et ces opportunités ont la couleur du blé. Mais dans cette étuve, que l’on pourrait qualifier d’inhospitalière, la valeur de l’eau n’a pas que des vertus physiologiques, elle possède « paradoxalement » le pêché du fruit mercantile…

« Un petit village d’Andalousie devient l’épicentre de destins liés malgré eux par une chaîne invisible, un stock d’eau minérale frelatée. Il y a Victor le pharmacien, pris malgré lui dans ce trafic avec son ami Antonio, Mounir, évadé de la prison de Tanger, qui cherche à se venger de Zerfouni, parrain de la mafia dont les affaires sont entachées par les frasques de sa fille Fatima. »

Pierre-François Moreau a publié chez différents éditeurs, il a aussi collaboré aux mensuels, hebdos, quotidiens comme reporter et chroniqueur littéraire. Depuis 2006 il travaille à des documentaires comme scénariste et script doctor, notamment pour la Huit production.

C’est dans cet espace et dans ce marché juteux de commerces diversifiés licencieux que s’entrelardent, s’entredéchirent, s’entreprennent des familles mafieuses cherchant tantôt à créer des alliances, tantôt à s’accaparer des secteurs et des activités nouveaux afin d’affirmer leur soif perpétuel hégémonique. Et au milieu de ce marigot coule une rivière ? Mais non, encadrées par ces entités, une population, qui n’est pas vierge de tout soupçon, ploie plus ou moins dans ce délétère univers. Le prévaricateur ensemble griffonne alors une bande dessinée de freaks telles CRUMB les magnifiaient.

Il est d’évidence que le bucolique est versé aux cul-de-basse-fosse et autant par le climat météorologique que le climat malsain des autochtones us on s’expose à une irrémédiable diaphorèse pouvant s’avérer létale. Langue saburrale, xérostomie, les signes vitaux virent au rouge et la thérapeutique basique et naturelle aqueuse semble la stratégie adéquate mais voilà…

Outre les références sus citées, on pourrait y discerner comme un cocktail détonnant hybride de production cinématographique des frères Coen, délaissant leur paysage jouant avec le zéro celsius, et un Tarantino s’invitant dans un caravansérail de lubriques, d’hommes de peu de foi(e) ni lois, où l’on pourrait y croiser M. Pink ou un major Marquis Warren.

C’est comme le martèle l’auteur que l’ambiance empreinte d’une munificence débridée, dépravée attache bien le récit à cette sensation, ce ressenti typique du noir qui puise sa richesse, tel un gisement aurifère, dans son combat constant, inflexible d’une description baroque d’une région où pointe les travers, l’avidité, les faiblesses de la nature bipède.

En somme une Guinness bien sombre surmontée d’un fin galurin de mousse dense où le panache stylistique confère de la mâche, collant au palis et au godet laissant l’amertume tenace qui, paradoxalement ou pas, affole nos sens.

Plume incisive, sèche, avec une pointe verte défiant le contexte.

Percutant !

Quoi de plus naturel que de lire La soif de Pierre-François Moreau en ce début d’été. Un roman qui m’a un peu laissé sur … ma faim.


Los Angeles. Pas en Californie, juste un carrefour dans une zone industrielle écrasée de chaleur et de lumière en Andalousie. Victor tient une pharmacie. Ses clients sont souvent des camés armés de fausses ordonnances.

Le coin est pourri. Flics ripoux, politiques corrompus jusqu’à la moelle, chômage de masse, sécheresse et tous les trafics imaginables qui passent par-là, entre un Maroc producteur de drogue et une Europe consommatrice. Dans ce coin aride se croisent les mafias russes, albanaises, marocaines, gitanes, bulgares … Et comme si ça ne suffisait pas, voilà un petit privé minable, la peau cloquée par le soleil et la tripe retournée par une chiasse mémorable qui vient mettre à jour un trafic de fausses bouteilles d’eau minérale. Comme si quelqu’un buvait de l’eau à Los Angeles, Andalousie.

Les quelques critiques que j’ai lues sur les blogs sont plutôt élogieuse, pour ma part j’ai trouvé que ce roman ne tient pas ses promesses, essentiellement pour une raison de mauvaise adéquation entre la quantité des thématiques abordées et la longueur du roman.

Pour faire simple, à mon goût, soit l’auteur a voulu parler de trop de choses, soit il a fait un livre trop court. Ce qui fait que tout est effleuré, les personnages ne sont pas creusés, on ne s’y attache absolument pas, les différents trafics sont exposés de façon trop rapide (et pas toujours de façon très claire), les manigances complexes des uns et des autres, gitans, marocains, flics espagnols des différents services, flics d’Interpol … sont décrites de façon tellement rapide qu’on s’y perd et qu’on finit par ne plus s’y intéresser.

Donc, à mon avis, il aurait fallu simplifier et se concentrer sur un thème, ou accepter le risque et l’ambition d’écrire le « Cartel » du sud de l’Espagne. Et là on est entre les deux.

C’est d’autant plus dommage que certains personnages auraient mérités d’être développés, mieux suivis et qu’on sent qu’ils ont l’étoffe pour nous passionner, mais il leur manque de la chair. Et pourtant, entre la vengeance de l’un, le chant de l’autre, la révolte d’une troisième … Sans compter l’action de journalistes pour mettre à jour la corruption des élus, il y aurait eu de quoi faire. A condition de choisir.

Dommage.

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