Nul ennemi comme un frère
  • Date de parution 21/08/2024
  • Nombre de pages 456
  • Poids de l’article 564 gr
  • ISBN-13 9782382461136
  • Editeur AGULLO
  • Format 205 x 145 mm
  • Edition Grand format
Romans français Moins d'1 an

Nul ennemi comme un frère

4.29 / 5 (219 notes des lecteurs Babelio)

Résumé éditeur

Je suis le Liban qui a fait la guerre depuis tant d'années.Je suis le Liban qui ne trouve plus les mots pour dire sa douleur. "Beyrouth, 13 avril 1975. Des membres du FPLP ouvrentle feu sur une église dans le quartier chrétien d'Ain el-Remmaneh. Quelques minutes plus tard, un bus palestiniensubit les représailles sanglantes des phalangistes deGemayel, inaugurant un déferlement de violence sanscommune mesure qui dépassera bientôt les frontières duLiban et du Proche-Orient.Michel Nada part alors pour la France, où il espère rallier ladroite française à la cause chrétienne. Édouard et Charles,ses frères, choisissent la voie du sang. Dans la banlieue sudde Beyrouth, Abdul Rasool al-Amine et le Mouvement desdéshérités se préparent au pire pour enfin faire entendre lavoix de la minorité chiite.À l'ambassade de France, le diplomate Philippe Kellermannva, comme son pays, se retrouver pris au piège d'unesituation qui échappe à tout contrôle.Mais comment empêcher une escalade des tensions dansun pays où la guerre semble être devenue le seul moyen decommunication ? La France de Giscard et de Mitterrand ena-t-elle encore seulement le pouvoir, alors qu'elle se voitmenacer au sein même de son territoire ?Première partie du projet le plus ambitieux de FrédéricPaulin à ce jour, Nul ennemi comme un frère retrace lespremières années de la guerre du Liban.

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  • Date de parution 21/08/2024
  • Nombre de pages 456
  • Poids de l’article 564 gr
  • ISBN-13 9782382461136
  • Editeur AGULLO
  • Format 205 x 145 mm
  • Edition Grand format

l’avis des lecteurs

Alors bien sûr, on annonce plus de 450 romans pour cette rentrée littéraire 2024, tandis que journalistes, chroniqueurs, blogueurs et autres influenceurs littéraires affutent leurs arguments éclairés pour vous livrer l’ouvrage indispensable qu’il vous faut acquérir en énumérant notamment quelques mastodontes de la littérature trustant cette faste période livresque. Alors bien sûr, il y a les classiques d’autrefois dans lesquels on trouve refuge et les romances d’aujourd’hui qui vous lavent la tête dans une logique toujours plus expansive de divertissement comme en témoigne les rayonnages toujours plus imposants de littérature « young adult » et de récits « feelgood ». Alors bien sûr, on aura l’air malin de dénigrer ces genres littéraires alors que le roman noir et le polar font l'objet d'un dédain, voire d'un mépris qui reste d'actualité. Tout juste nous accorderons-nous sur le fait que la plupart de ces ouvrages s’inscrivent dans une logique d’échappatoire du quotidien tandis que la littérature noire se décline autour d’une démarche totalement opposée dans laquelle figure, parmi tant d’autres, le romancier rennais Frédéric Paulin s’interrogeant en permanence sur le monde qui nous entoure. Diplômé de science politique, ayant exercé les professions de journaliste indépendant et de professeur d’histoire et géographie, il est désormais l’auteur de près d’une trentaine de romans et de nouvelles dont la fameuse trilogie Tedj Benlazar qui fait référence, au gré d’une fiction nous permettant d’appréhender, de manière saisissante, l’histoire du terrorisme djihadistes lors de son émergence en Algérie avec La Guerre Est Une Ruse (Agullo 2018), de son évolution nous entraînant vers les tragédies du 11 septembre 2001 aux USA avec Prémices De La Chute, pour nous conduire finalement, avec La Fabrique De La Terreur (Agullo 2020), jusqu’aux attentats du 15 novembre 2015 qui ont frappé Paris. Toujours animé de cette volonté de mettre en lumière, par le biais de la fiction, la part sombre de l’histoire contemporaine, Frédéric Paulin se penchait, avec La Nuit Tombée Sur Nos Âmes (Agullo 2021), sur les événements du G8 à Gênes et de l’escalade de violences débouchant sur des émeutes et des exactions policières sans précédent ainsi que sur la mort d’un manifestant abattu par un carabinieri. Difficile d’énumérer la liste des prix prestigieux qui ont encensé ces différents ouvrages en récompensant notamment cette surprenante assimilation d’une documentation impressionnante permettant de mettre en scène d’habiles fictions se conjuguant avec les méandres des faits historiques qu’il dépeint avec autant de rigueur que de recul. C’est dans ce même registre, mais en affichant une dimension encore plus ambitieuse, que l’on va découvrir une nouvelle trilogie époustouflante que Frédéric Paulin consacre à la guerre du Liban et dont on appréhende les premières années avec Nul Ennemi Comme Un Frère, titre évocateur d’une lutte aussi sanglante que fratricide. Alors bien sûr, à l’aune de cette période éditoriale surchargée où l’emploi des superlatifs en tout genre devient monnaie courante en suscitant tout juste un vague haussement d’épaule blasé, il conviendra simplement de mentionner que Nul Ennemi Comme Un Frère fait figure de roman incontournable, bien au-delà de cette simple rentrée littéraire, nous donnant l'occasion de mieux saisir notre époque et plus particulièrement certains aspects des événements actuels frappant cruellement le Proche-Orient qui s’embrase.

Cela fait déjà quelques temps que les milices chrétiennes du Liban voient d'un mauvais œil l'implantation de camps de réfugiés palestiniens, source de toutes les tensions prenant soudainement une tournure dramatique le 13 avril 1975 lorsque leur leader Pierre Gemayel, qui inaugurait une église dans la banlieue est de Beyrouth, est blessé lors d'une fusillade où l'un de ses gardes du corps perd la vie. En guise de représailles, les miliciens mitraillent un bus transitant dans leur périmètre en abattant plus d'une vingtaine de militants palestiniens et chiites. Ainsi débute la guerre civile libanaise dont le diplomate Philippe Kellerman, attaché à l'ambassade de France, va être le témoin en observant l'embrasement d'un pays qui s'enfonce dans une violence aveugle et sans limite. Agent des services de renseignement français, attaché également auprès de l'ambassade, le capitaine Dixneuf se demande si le gouvernement de Giscard et celui de Mitterand qui lui succède sont en mesure d'endiguer cette spirale infernale de luttes fratricides où les alliances se font et défont en fonction des circonstances et des intérêts de chacun. C'est pour y répondre, en tentant de sensibiliser la droite française à la cause chrétienne que le jeune avocat Michel Nada s'installe à Paris tandis que ses frères poursuivent le combat dans les quartiers de Beyrouth. Dans un tel contexte délétère, le chiite Abdul Rassol al-Amine se doute bien que la situation va encore dégénérer tout en préparant déjà ses combattants à une lutte à mort où tous les coups sont permis jusqu'au sacrifice ultime.

Pour certains d'entre nous, il y a encore ces faits d'actualités d'autrefois qui résonnent à l'instar de ce décompte quotidien des jours de détentions des otages du Liban dont les portraits s'affichaient sur nos écrans en préambule du journal télévisé de 20 heures d'Antenne 2 ou de ces attentats et massacres qui ont marqué notre mémoire. On revoit encore ces carcasses des immeubles de Beyrouth ravagés par les explosions. Et puis on se souvient vaguement du nom de ces factions qui s'affrontent avec l'émergence du Hezbollah et des phalanges chrétiennes sans que l'on ne comprenne réellement les enjeux de cette guerre civile d'une cruauté sans limite faisant plus de 200'000 morts sur une période de 15 ans. Sans pour autant devenir un expert en géopolitique spécialisé dans les questions du Proche-Orient et dont les prérequis ne s'avèrent d'ailleurs pas nécessaire pour aborder Nul Ennemi Comme Un Frère, vous allez découvrir dans cette première partie d'une trilogie annoncée, l'enchainement des événements tragiques qui ont émaillé ce conflit armé ainsi que ses répercussions en France au gré d'un récit au rythme soutenu, dépourvu du moindre chapitre et que l'on absorbera d'un traite au bout d'une petite journée de 72 heures tant l'intrigue se révèle passionnante du début jusqu'à une fin provisoire qui nous fera trépigner d'impatience dans l'attente d'une suite qui s'annonce d'ores et déjà prodigieuse. Pariant sur l'intelligence du lecteur ainsi que sur sa concentration, aidé en cela par l'absence d'une cartographie inutile et d'un glossaire bien trop souvent abscons, Frédéric Paulin décline un texte d'une redoutable efficacité et d'une solide précision nous permettant de digérer aisément la multitude de personnages fictifs ainsi que l'ampleur d'une intrigue complexe où la fiction s'agrège habilement à l'actualité de l'époque que ce soit en France et au Liban tout en côtoyant les personnalités de l'Histoire qui ont joué un rôle dans le déroulement de ces événements. Outre les belligérants du Liban et des pays avoisinants, les diplomates désabusés et alcooliques, les dirigeants et responsables politiques aux positions ambivalentes, les agents secrets aux allures de barbouze frayant avec des policiers traquant des groupes terroristes comme Action Directe, on appréciera la personnalité trouble de Zia al-Faqîh, épousant la cause chiite au Liban jusqu'aux extrémités les plus abjectes ainsi que la force de caractère de la juge Sandra Gagliago qui s'investi peu à peu dans les affaires judiciaires en lien avec le terrorisme qui frappe la France. C'est donc autour de l'ensemble du parcours de ces protagonistes que l'on observe cet enchainement d'éclats de violence qui en entrainent d'autres en générant tout un flot de conséquences s'inscrivant dans une logique aussi factuelle qu'infernale que n'aurait pas renié un romancier comme Jean-Patrick Manchette, tandis que l'intensité du texte nous rappelle les récits de James Ellroy tout en étant parsemé de quelques instants lyriques que David Peace aurait sans doute écrit. Mais bien plus que ces références, on dira du style de Frédéric Paulin qu'il est à nul autre pareil avec cette volonté d'aller à l'essentiel au détour d'une écriture cinglante, dépourvue de la moindre fioriture nous permettant d'aborder sans difficulté la chronologie des événements qui ont marqué la guerre du Liban tout en découvrant quelques aspects méconnus de ce conflit à l'instar de ce trafic de stupéfiants de grande ampleur permettant de financer les milices chiites et les phalanges chrétiennes au gré d'une alliance de circonstance plus que surprenante ou de ce contentieux financier conséquent entre la France et l'Iran entrainant des répercussions d'une incroyable violence. Dès lors, on comprendra que Nul Ennemi Comme Un Frère apparaît comme un roman d'une envergure peu commune qui va vous foudroyer de la première à la dernière page et dont on attend les deux autres volumes avec une certaine fébrilité.  

Si la rentrée politique est lamentable (comme toujours ?) la rentrée littéraire elle est remarquable. Je continue avec le magistral nouveau roman de Frédéric PaulinNul ennemi comme un frère.

Beyrouth, avril 1973, des palestiniens tirent sur des miliciens chrétiens. En mesure de représailles, un bus plein de palestiniens est pris pour cible, un carnage. C’est le début d’une escalade qui va détruire le Liban et l’illusion de la possibilité d’une vie tranquille entre différentes communautés. Syriens, chiites, iraniens, chrétiens, réfugiés palestiniens, druzes, israéliens et soldats des forces d’intervention françaises, italiennes ou américaines … Ils vont tous s’entretuer au cours des années sanglantes à venir.

Michel Nada, fils d’une famille chrétienne influente part en France, il ne veut pas devenir un tueur et va monter dans la hiérarchie du RPR. Edouard et Charles ses frères deviendront des soldats et des tueurs. Abdoul Mo’een Al-Amine chef d’un quartier chiite, Philippe Kellerman, employé de l’ambassade française à Beyrouth, Zia al-Faqîh, traductrice à l’ambassade, Sandra Gagliago, juge à Paris, Christian Dixneuf barbouze, Nicolas Caillaux, flic à Paris … Tous vont être pris dans le tourbillon alors qu’à Paris ça grenouille autour du RPR des Pasqua / Chirac et du PS de Mitterrand / Dumas.

Des paragraphes qui s’enchainent, passant d’un personnage à l’autre, d’un lieu à l’autre. Il faut être juste un peu patient et persévérant au début pour accepter de se perdre momentanément avant de se retrouver. Puis se laisser emporter par un tourbillon époustouflant de maîtrise qui va vous laisser groggy, sonné, dévasté.

L’enchainement absurde qui amène des voisins à s’entretuer est démonté de façon magistrale sans aucun didactisme, juste en écrivant une histoire. Pour un vieux comme moi, ce sont des noms (surtout côté français), et des images qui remontent, immanquablement. On passe de façon totalement fluide de Beyrouth à Paris, de la montée en puissance des chiites, épaulés par l’Iran islamiste naissante, aux magouilles politiques du RPR et du PS. D’un attentat à la voiture piégée à Beyrouth à la traque des membres d’Action Directe.

On s’attache aux multiples personnages, on pleure et on tremble avec eux. C’est limpide, évident, intelligent et émouvant. Un grand roman qui mêle admirablement grande histoire et histoires personnelles. Vivement la suite.

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