Les insurrections singulières
  • Date de parution 07/01/2013
  • Nombre de pages 240
  • Poids de l’article 172 gr
  • ISBN-13 9782330014506
  • Editeur ACTES SUD
  • Format 176 x 111 mm
  • Edition Livre de poche
Romans français

Les insurrections singulières

3.76 / 5 (483 notes des lecteurs Babelio)

Résumé éditeur

Décalé à l'usine comme parmi les siens, Antoine flotte dans sa peau et son identité, à la recherche d'une place dans le monde. Entre vertiges d'une rupture amoureuse et limites du militantisme syndical face à la mondialisation, il devra se risquer au plus profond de lui-même pour reprendre les commandes de sa vie. Parcours de lutte et de rébellion, plongée au coeur de l'héritage familial, aventure politique intime et chronique d'une rédemption amoureuse, «Les Insurrections singulières» est un roman des corps en mouvement, un voyage initiatique qui nous entraîne jusqu'au Brésil. Jeanne Benameur signe une ode à l'élan de vivre, une invitation à chercher sa liberté dans la communauté des hommes, à prendre son destin à bras-le-corps. Parce que les révolutions sont d'abord intérieures. Et parce que "on n'a pas l'éternité devant nous. Juste la vie".

livré en 5 jours

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  • Date de parution 07/01/2013
  • Nombre de pages 240
  • Poids de l’article 172 gr
  • ISBN-13 9782330014506
  • Editeur ACTES SUD
  • Format 176 x 111 mm
  • Edition Livre de poche

l’avis des lecteurs

Résumé

L’histoire d’un ouvrier, entre France et Brésil.

Parcours de lutte et de rébellion, voyage au centre de l’héritage familial, aventure politique intime et histoire d’une rédemption amoureuse, Les Insurrections singulières emboite les pas d’abord incertains d’un fils d’ouvrier en délicatesse avec lui-même. Entre la France qu’on dit profonde et la terre nouvelle du Brésil, sur les traces d’un pionnier oublié de la sidérurgie du XIXe siècle, Jeanne Benameur signe le roman d’une mise au monde.

 

Ma lecture

Une histoire comme une autre, une histoire comme tant d’autres, une histoire qui évoque le monde du travail, d’une usine, « Lusine », qui délocalise, d’un homme obligé de retourner vivre chez ses parents car non seulement il perd son travail mais sa compagne lui a demandé de partir mais une histoire écrite avec finesse et justesse.

Une situation qui fait la une des actualités régulièrement et un homme qui se trouve à remettre en question toute sa vie. Il s’agit d’Antoine, la quarantaine, qui pensait avoir toute sa vie tracée va devoir tout remettre en question. Comment il en est arrivé là et se découvrir explorateur de sa vie, de ses envies et du monde. Il veut comprendre pourquoi sa vie ressemble à un désert….. Tout y passe : ses études, qu’il a abandonnées, sa vie sentimentale et familiale. Il s’observe et en retournant vivre à la source, auprès de ses parents, aidant sa mère sur les marchés à vendre des boutons, en lisant le carnet secret de son père, en faisant des rencontres, en prenant le temps de regarder, d’écouter, en étant lucide sur lui-même et surtout en ayant comme mentor Marcel, le bouquiniste sur les marchés, il va vouloir entreprendre un voyage pour connaître ceux qui lui prennent son travail, là-bas de l’autre côté de l’océan, au Brésil.

C’est à la fois un voyage intérieur fait de révoltes silencieuses car Antoine ne parle pas beaucoup mais aussi un voyage vers un ailleurs où il va découvrir que ceux qui lui volent, croit-il, son travail, sont des gens comme lui, qui ont besoin d’un travail pour vivre, dans une usine de sidérurgie qu’un français Jean de Monlevade au début du 19ème siècle a bâtie au Brésil, ayant pour main-d’œuvre des esclaves…..

J’ai beaucoup aimé le style de Jeanne Benameur : c’est une écriture très poétique dans le rythme, claire, lumineuse, limpide. Elle m’a emmenée dans son histoire, je me suis laissée porter par le désespoir de cet homme et même si la fin est un peu « facile », j’ai aimé ce cheminement humain, portant un regard sur ses choix, reconnaissant ses erreurs et sa volonté d’en sortir, de comprendre.

A vouloir faire porter aux autres la responsabilité de ses échecs, il va prendre conscience qu’il est peut-être en partie seul responsable et qu’il est parfois nécessaire de s’éloigner pour se confronter à un autre monde et renaître.

Il y a de très jolies évocations : les temps de rien par exemple qui figurent dans le carnet de son père qu’il n’a jamais pu lire, et qu’enfin il lui confie mais aussi les temps morts et sur la force des livres et de la lecture :

…Tu vois, moi j’ai des passions, les livres ça me sauve…. je traverse mes temps morts avec des gens qui ont œuvré pour ça, ceux qui ont écrit… je les aime et je leur suis infiniment reconnaissant du temps passé devant leur table… ils m’aident à traverser. Et qu’eux soient morts ou vivants, ça n’a plus aucune importance. J’ai le livre en main et c’est du carburant pour ma vie à moi. (p152-153)

J’ai découvert une écriture avant tout sur laquelle j’ai vogué pour suivre Antoine dans ses pensées, dans son introspection mais aussi à la découverte d’un autre monde. C’est peut-être très optimiste voir utopiste vu le monde dans lequel nous vivons mais pourquoi pas après tout…..

Encore une auteure que je vais continuer de découvrir.

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