Révolution
  • Date de parution 01/01/2017
  • Nombre de pages 400
  • Poids de l’article 416 gr
  • ISBN-13 9782226393258
  • Editeur ALBIN MICHEL
  • Format 205 x 140 mm
  • Edition Grand format
Thriller Romans noirs Policier humoristique

Révolution

3.85 / 5 (47 notes des lecteurs Babelio)

Résumé éditeur

Georges Berchanko et Pandora Guaperal se rencontrent dans un bar, un soir d'été. Il est en fuite avec un flingue et deux cadavres sur les bras, elle a évité un lynchage de justesse. En découvrant qu'ils travaillent tous les deux pour la même boîte d'intérim véreuse, ils décident d'unir leurs forces pour en finir avec ce système pourri jusqu'à l'os. Le temps de la révolution est venu. Mais comment mobiliser la population en plein chassé-croisé estival ? Une idée vient à Pandora : bloquer un viaduc autoroutier et menacer de se faire sauter le caisson si les Français moyens coincés dans les dizaines de kilomètres d'embouteillages ainsi provoqués ne se décident pas à rejoindre leur lutte...

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  • Date de parution 01/01/2017
  • Nombre de pages 400
  • Poids de l’article 416 gr
  • ISBN-13 9782226393258
  • Editeur ALBIN MICHEL
  • Format 205 x 140 mm
  • Edition Grand format

l’avis des lecteurs

Pandora est prête – la révolution n’attend pas. Et elle vaut bien une balle dans la tête. 

Pandora Guaperal et Georges Berchanko sont deux intérimaires pour la société Vadim, et leur journée ne sera pas comme les autres. Lui, après un entretien fatal, se retrouve avec deux macchabées sur le dos, une jeep, un flingue et une liasse de billets de 500. Elle manquera de se faire lyncher par tout un village après la destruction d’un calvaire.

Afin d’oublier leur malheur, les deux intérimaires échoueront et se rencontreront dans un bar côtier pour bourgeois et Parisiens nantis. Commencera alors une histoire d’amour, et l’idée de faire la révolution.

« Révolution », c’est le genre de titre qui casse la baraque. Cette fois, taper du poing sur la table ne suffira pas. Alors, on s’attend à entrer dans le vif du sujet dès les premières pages. Mais, la révolution, ça se prépare comme se prépare l’intrigue d’un roman. C’est un peu long, on a envie de savoir où l’auteur veut en venir. Intrigue banale pour personnage banal, Georges, un peu gauche – rustre, mais attachant. Intrigue peu commune pour Pandora. Pandora, femme de chantier, rentre dedans, qui a pour mission de détruire un monument religieux dans un village de fous.

Et puis, il y a quelques événements étincelles, qui incitent nos protagonistes à se révolter, à ne plus avoir peur d’être hors la loi. 

De toute manière, ils n’ont rien à perdre. 

Alors, pourquoi ne pas bloquer la circulation en plein milieu des grandes vacances ? 

Plaquer un flingue contre sa tempe pour inciter le peuple à se révolter n’est pas banal, et pourrait même sembler complètement délirant. Pourtant, quand on y croit, tout est réalisable. Une vraie alternative à ce qui a déjà été proposé. Alors il suffit d’un seul geste pour dérégler le système, les repères et foutre le merdier. Pandora et Georges y arrivent parfaitement. Mais est-il suffisant pour éveiller l’esprit ?

« – En attendant, on est deux. Et à deux, on peut tout juste distribuer des tracts.

– Qu’est ce que tu racontes ? On peut faire beaucoup mieux que ça. […] Tu veux que je te dise ? Toi, comme moi, on s’est juste rendu compte qu’on risquait nos vies pour l’équivalent d’une formule sandwich-boisson-dessert de chez Paul. Et des gens comme nous, y’en a plein partout. Des gens à qui il manque juste une toute petite étincelle pour qu’ils s’enflamment d’un coup. C’est ça qu’ils ont pas compris, les autres crétins de Nuit Debout. Les énervés, ils en voulaient pas. Tout ce qui les intéressait, c’était des discours construits, qui prennent un minimum de temps en usant d’un maximum de dialectique. »

Alors, bien évidement ; nos deux protagonistes vont être confrontés à tout une palette de personnes : surtout dès qu’ils ne veulent pas écouter ou qu’ils ne sont pas prêts ? Les vacances sont plus importantes. D’ autres, qui n’ont que des injures comme réponse et qui s’imaginent capable de déloger cette « salope » de la route, en vain. Certains y mettront trop leur cœur et formeront une genre de milice répressive contre les vacanciers aux apparences trop bourgeoises. D’autres soutiendront le mouvement comme ils pourront via les ondes de radio ou encore grâce à un petit cahier d’écolier : « C’est quoi le truc qui vous pourrit le plus la vie ? »

C’est sur cette bonne note interrogative que nous finirons par dire que ce roman pousse à la réflexion et éveille l’esprit.

Et on en a gros sur la patate !

On ne peut pas dire que je ne varie pas mes lectures en ce moment. Après la mélancolie de Jérôme Leroy, le flic borderline très hardboiled de Stuart Neville, je fais la Révolution avec Sébastien Gendron.


Georges Berchanko et Pandora Guaperal ont un point commun : ils bossent tous les deux dans l’agence Vadim intérim, une boite bien pourrie qui les exploitent jusqu’au trognon. Et cela pourrait continuer. Jusqu’à ce que, sur une erreur toute bête, Georges se retrouve avec une voiture, une liasse de billets et un flingue (après, accessoirement, avoir flingué le client). Et que Pandora soit à deux doigts de se faire lyncher suite à un boulot dégueulasse de plus.

Quand ils se croisent dans un bar, ça fait tilt, et ils décident que ça suffit. Et que leur cas n’est pas unique. Qu’il est temps d’inciter les gens, qui acceptent tout sans jamais ruer dans les brancards. Que le temps de la révolution est venu.

« J’en ai rien à foutre d’être traitée d’extrémistes par des gens qui manipulent l’information pour effrayer tout le monde. Moi, ce que je veux, c’est que les gens se révoltent. Dans ce pays, c’est tout à fait légitime. Des révolutions ici, il y en a eu et elles ont changé le monde. Vous vous souvenez de cette ministre de l’Intérieur qui proposait au Parlement d’envoyer nos experts de la police nationale pour aider Ben Ali à mater la révolution tunisienne ? Une ministre de la V° République, héritière directe d’une démocratie qui s’est construite grâce à un soulèvement populaire plus de deux cent ans auparavant ! Notre classe dirigeante ressemble de plus en plus à celle qu’on a envoyé à la guillotine en 1789. Des gens qui n’ont plus aucun rapport avec le peuple et un peuple qui les traite de pourris et s’éloigne de plus en plus des urnes. Vous trouvez ça normal ? Pas moi. Je trouve ça à vomir. »

Voilà, c’est dit. C’est un peu en vrac, mais c’est dit. C’est dommage que Pandora, au lieu de causer à une journaliste opportuniste ne soit pas tombée sur Spider Jérusalem …

Je ne vous dirai pas que c’est le roman pour vous si vous aimez les romans à l’intrigue millimétrée, où l’on découvre à la toute dernière page que c’est le majordome qui a tué avec le tisonnier dans le salon. Ni si vous voulez découvrir une nouvelle époque ou un nouveau pays avec force détails tous plus exacts les uns que les autres.

Mais si vous en avez votre claque des débats à la con, si vous avez déjà la nausée à l’idée de ce qui nous attend cette année, si la coupe est pleine, si vous avez encore la force de râler, de gueuler de vous indigner. Et si vous voulez le faire sans pleurnicher mais avec une énergie jouissive et communicative, alors oui, ce roman est pour vous.

Ajoutez à cette rage, la description sans pitié mais extrêmement lucide du monde du travail, de l’humour (noir l’humour), une fantaisie débridée et des scènes de bravoure beaucoup plus maîtrisées qu’il n’y paraît et je n’ai plus qu’une chose à dire : Merci monsieur Gendron, ce roman fait un bien fou.

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